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130e année

Pierre Cordier défend son bilan

Politique. Le député sortant demande plus de considération pour les territoires qu’il estime délaissés par le président réélu .

Pierre Cordier défend son bilan
Pierre Cordier est allé à la rencontre de plus de 2000 personnes sur sa circonscription lors de son mandat.

Dans une 2e circonscription des Ardennes qui a voté à 58% pour Marine Le Pen au second tour de la Présidentielle 2022, Pierre Cordier sait que le scrutin des 12 et 19 juin prochains revêt un caractère particulièrement important. élu en 2017 sous l’étiquette « apparenté LR » repart pour un deuxième mandat. Pas question pour autant de faire un lancement officiel de campagne, Pierre Cordier laisse ce genre de formalités aux candidats qui se présentent pour la première fois, voire à ceux qui ne connaissent pas le territoire. « Les gens me connaissent, ils ne sont pas surpris de me voir parce que j’ai labouré le terrain », explique celui qui a été élu maire de Neufmanil pour la première fois en 2001.

Le dossier des Cycles Mercier comme symbole d’une Vallée de la Meuse délaissée

« Les gens savent que je suis régulier dans mon travail, donc je n’ai pas besoin de sortir du bois à trois semaines du scrutin. Je suis un gars de la Vallée ». Un gars de la Vallée de la Meuse, autrement dit, ni parachuté, ni arrivé ici par le jeu des investitures. Une pique adressée sans doute au candidat RN Baptiste Philippo, élu à Suippes (Marne) aux élections municipales de 2020 notamment. Une Vallée où les désillusions se sont enchaînées ces dernières années… Est-il encore nécessaire de rappeler le faux départ du dossier des Cycles Mercier ?


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« Ce dossier est le symbole du mépris et du désengagement de l’Etat », explique Pierre Cordier, qui assume son attachement à la droite et de défendre ces territoires ruraux, où le chômage atteint parfois jusqu’à 20%. « Pour Emmanuel Macron et La République en Marche il n’y en a que pour les métropoles et les start-up. Quand on habite dans la Vallée de la Meuse, à Mouzon, Givet ou Nouzonville on doit prendre sa voiture pour aller travailler et on a besoin de plus d’Etat ». Pour autant, il ne revendique pas une opposition systématique et prône un état d’esprit constructif, sans concession toutefois. « Je n’ai pas beaucoup ménagé le gouvernement comme lui n’a pas ménagé des zones comme les Ardennes », poursuit celui qui rappelle avoir reçu pas moins de 2000 personnes au cours de ces cinq années de mandat. Avec un slogan : « Les Ardennes d’abord, la politique après ».

Benjamin Busson