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130e année

Les producteurs de champagne dans l’Aisne recherchent toujours des vendangeurs

Champagne. Suivant les consignes du CIVC (Comité interprofessionnel des vins de champagne), les premières vendanges ont débuté voilà 5 jours. Mais nombre d’exploitations sont toujours en quête de saisonniers pour mener la récolte à bien.

Les producteurs de champagne dans l'Aisne recherchent toujours des vendangeurs
(Crédit : Pixabay)

Les offres d’emploi regorgent de propositions émanant de viticulteurs. Ceux de l’appellation champagne ne sont pas en reste. Pour trouver en temps utile les coupeurs de grappes nécessaires, tous les filons sont bons, mais s’avèrent insuffisants au moment clé. L’ensoleillement et les températures de ces dernières semaines ont d’ailleurs précipité le déclenchement des vendanges et raccourci du fait même le temps du recrutement. A côté des sites d’offres d’emploi, les agences d’intérim sont aussi mises à contribution. Elles ont souvent une rubrique spécialisée pour les vendanges. Les offres y sont souvent proposées en grappe : tel viticulteur recherche 6, 8 ou 10 personnes « en bonne condition physique » pour tenir un emploi de « coupeur/débardeur H/F ».


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D’autres filons sont mis à contribution par les producteurs, pour éviter de se retrouver le bec dans l’eau. Avec la possibilité de recruter dans toute l’Union Européenne, une filière bulgare permet à des vignerons du sud de l’Aisne de s’organiser pour disposer en temps voulu de la main d’œuvre nécessaire. Dans ce cas, l’hébergement, même de fortune, est compris, ne serait-ce que pour stationner une caravane.

D’autres filières traditionnelles, comme le recrutement d’étudiants, s’avèrent moins efficaces aujourd’hui. Une des raisons principales est l’allongement de la durée annuelle des études. Beaucoup d’établissements d’enseignement supérieur ouvrent leurs portes dès septembre, privant du coup les étudiants du rite initiatique des vendanges.

Les conditions

Les emplois ou « missions » offertes sont le plus souvent de courte durée, autour d’une semaine, à raison de 7 heures par jour. Les jours de travail dépendent évidemment de la météo : on ne vendange pas sous la pluie, qui obère la qualité de la récolte. Le salaire proposé est à peu près partout le même, entre 11 et 12 € de l’heure.

Ce qui diffère le plus, d’un employeur à l’autre, ce sont les à-côtés, nourriture et hébergement. Certains précisent qu’il n’y a pas même de terrain où planter une tente ou garer un camping-car, tandis que d’autres sont prêts à verser des indemnités kilométriques à leurs saisonniers. Ces derniers auront sans doute de meilleures chances de décider des vendangeurs à venir chez eux.

Florent Leclercq