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130e année

Xavier Albertini à l’heure d’un premier bilan

Politique. 100 jours. C’est la date symbolique choisie par le député marnais Xavier Albertini, élu en juin 2022, pour dresser un premier bilan de son action parlementaire.

Xavier Albertini à l'heure d'un premier bilan
Comme les 30 élus Horizons, Xavier Albertini se définit comme « loyal et libre » au sein de la majorité présidentielle. (Crédit : DR)

Entouré de son équipe, l’élu rémois rappelle ses premières actions à l’Assemblée et en circonscription. Amené à siéger à la Cour de Justice de la République où il a été élu par ses pairs députés, il est également membre de la Commission des affaires économiques et co-rapporteur de la mission de suivi sur l’inflation des prix. Au sujet du travail dans l’Hémicycle, le député Horizons déplore « les postures désagréables d’une certaine opposition (la NUPES notamment, ndlr) qui confond bruit, verbe haut et discussion, avec une qualité d’arguments qui n’est pas toujours à la hauteur du travail parlementaire ».


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Soulignant que l’écosystème et le bassin de vie de sa circonscription est assez révélateur de ce que peut vivre la France aujourd’hui, il compte bien l’utiliser comme « laboratoire » pour y puiser des idées et les faire remonter au niveau national. C’est d’ailleurs en circonscription qu’il a effectué sa rentrée, entre Foire de Châlons, rentrée scolaire et vendanges, à la rencontre des « faiseurs », des chefs d’entreprises et des viticulteurs avec lesquels il a notamment évoqué les questions de main d’œuvre ou de transmission des exploitations. Un travail en « circo » pour lequel Xavier Albertini s’appuie sur sa suppléante Stella Hans afin d’effectuer une action en binôme, et projetée dans la durée.

Lutter contre l’iniquité

Quant à sa méthode de travail, Xavier Albertini prévient : « Je ne participerai ni à la surenchère médiatique ni à la surenchère verbale. Je préfère me concentrer sur l’essentiel, à savoir le soutien aux Français et le soutien au redressement des comptes publics. » Dans ce cadre, le travail sur les niches fiscales, sur les relèvements des tranches d’imposition et le maintien du déficit budgétaire à hauteur de 5 % du PIB vont occuper de nombreuses discussions dans le cadre du Projet de Loi de Finances. « Le 49-3 n’est pas un échec mais un outil », prévient-il à propos de l’éventualité de son utilisation dans le cadre de la réforme des retraites auquel il se montre favorable : « Ne pas faire de réforme c’est avoir un comportement égoïste », assure le député préférant se concentrer dès à présent sur la prise en compte de la pénibilité de certains métiers dans cette réforme, affirmant à ce sujet, et dans une optique plus globale : « La plus grande difficulté aujourd’hui c’est la notion d’injustice, à laquelle j’ajouterai la notion d’iniquité ».

Benjamin Busson