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130e année

Greentech et Grand Est : entente très cordiale

Environnement. L’une des tables rondes de la 3e édition de Start & Up, qui se tenait à Sciences Po en ce début novembre, s’intitulait « Pourquoi développer ma Greentech dans le Grand Est ? ». À question sensée, réponse logique : parce que c’est dans le Grand Est - et notamment à Reims ! - que tout est en place pour l’essor des entreprises qui portent ce concept.

Greentech et Grand Est : entente très cordiale
De gauche à droite : Yann Velly (élu rémois délégué à la relance économique et à l’emploi), Stéphane Flandre (co-fondateur de In-Tracks), Lucie Jolibois (déléguée Innovation et Garantie à BPI France), Apolline Busch (responsable du Pôle innovations territoriales Grand E-nov+). (Crédit : J. Rivière)

Organisée par les structures d’accompagnement de l’écosystème start-up, la 3e édition de l’événement Start & Up proposait 5 conférences et tables rondes, une trentaine d’ateliers et la présence d’une soixantaine d’experts pour répondre à toutes les questions que se posaient les quelque 350 participants inscrits quant au lancement et au décollage de leur start-up.

Dans ce cadre général, une table ronde s’intéressait plus particulièrement au développement des Greentech dans le Grand Est. À ce sujet, on rappellera que dans le terme Greentech il y a green qui veut dire ‘‘vert’’, et ‘‘tech’’, comme technologie - ce qui est évident même quand on a fait anglais deuxième langue. On rappellera également que la Greentech est une voie essentielle afin développer des projets innovants porteurs de sens et de solutions pour faire cohabiter développement économique et enjeux énergétiques, environnementaux et climatiques. Les participants à cette table ronde ont montré combien la région Grand Est s’investissait dans l’accompagnement des Greentech, qu’il s’agisse du concept lui-même comme des entreprises qui le mettent en œuvre.

Fondation, plateforme, financement

La Fondation Solar Impulse, par exemple, qui soutient les défis écologiques ne portant pas atteintes à la croissance économique et contribue à leur émergence (aide à la visibilité, accès aux marchés, relation avec des investisseurs…), a déjà labellisé 40 solutions Greentech, depuis 2019, dans le cadre d’un partenariat avec le Grand Est, afin de mettre en valeur les pépites du territoire et de créer des synergies entre tous les acteurs de la région. Cet objectif est aussi celui de So-Rezo, la plateforme régionale des solutions à impact positif, portée par Grand E-nov+, destinée à rendre visible les solutions innovantes du territoire, à les fédérer et à accompagner leurs intégrations au sein des entreprises régionales, afin de réussir la transition écologique du Grand Est.


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« Nous contribuons au financement classique de l’innovation, mais avec une priorité vers les Greentech dont les projets sont étudiés avec bienveillance », expliquait Lucie Jolibois, déléguée Innovation et Garantie à BPI France. En Champagne-Ardenne, BPI France accompagne ainsi une trentaine de Greentech. « De plus en plus de portes s’ouvrent devant les Greentech, et il existe un vrai esprit Greentech au sein de cette communauté qui émerge », ajoutait la déléguée.

Reims est bien dans le Grand Est

Stéphane Flandre, co-fondateur de In-Tracks, qui propose des solutions pour mesurer et optimiser la performance énergétique des bâtiments, soulignait l’importance des structures d’accompagnement dont il a bénéficié, comme les incubateurs, dans le développement des start-up et de leurs projets. « Dès que l’on a besoin de quelque chose, on trouve toujours la réponse. » Il appelait cependant les créateurs à ne pas se disperser au regard de la multitude de dispositifs qui leur sont proposé.

Dernier intervenant, Yann Velly, élu municipal rémois, délégué à la relance économique et à l’emploi, prêchait clairement pour sa paroisse en transformant ainsi l’intitulé de la table ronde : Pourquoi développer ma Greentech à Reims et dans le Grand Reims ? « L’appropriation de sujets tels que la Greentech est aujourd’hui le fait d’une nouvelle et jeune génération, en quête de sens. Reims est une ville jeune, dont 42,5 % de la population a moins de 30 ans ! » Pour l’élu, il faut impliquer cette nouvelle génération dans l’écosystème existant, à travers une forme de polyvalence et de transversalité - pour ne pas dire… d’assemblage - dont Reims offre le meilleur exemple. À Reims, dans le Grand Reims ou le Grand Est, la Greentech semble avoir tous les moyens nécessaires à disposition pour s’épanouir.

Jacques Rivière