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130e année

Arcomat Mobilier Urbain reçoit une commande de 200 abribus

Industrie. Une commande de 200 abribus a été passée à l’entreprise ardennaise AMU pour 25 communes du réseau urbain suite à un appel d’offres remporté par la société Philippe Védiaud publicité.

Arcomat Mobilier Urbain reçoit une commande de 200 abribus
Arcomat Mobilier Urbain qui réalise actuellement 200 abribus pour la collectivité locale. (Crédit : P. Rémy)

Spécialisée dans la fabrication d’abribus et de panneaux de trams mais aussi de panneaux publicitaires de petit et grand format (2 à 8 m²), cette PME ardennaise écoule ses produits dans toute la France ainsi que dans quelques pays étrangers. Oeuvrant depuis 1996 sur la zone industrielle de Glaire, dans un bâtiment d’une surface couverte de 14 000 m² racheté à l’époque au conseil départemental après avoir abrité l’usine Richier, AMU doté d’un bureau d’études conçoit et assemble ses pièces grâce à la collaboration d’Arcomat Constructions, présente elle aussi sur place pour assurer les ossatures métalliques et la mécano-soudure. Arcomat Mobilier Urbain peut se targuer d’avoir travaillé pour les tramways de Nantes, Reims, Montpellier et Toulouse tout en équipant en panneaux publicitaires des villes comme Châlons-en-Champagne, Sedan, Compiègne, Toulouse et La Roche-sur-Yon, entre autres.

Cela en réalisant des abris prenant en compte différentes contraintes ou l’affichage publicitaire en utilisant les dernières technologies (éclairage par led, ampoules nouvelles générations favorisant la basse consommation, moteurs performants). AMU rénove aussi les anciens panneaux en les remettant régulièrement aux normes. « Nos commandes nous sont fournies par les afficheurs publicitaires qui sont nos principaux clients (Exterion Média et Clear Channel, Védiaud, Giraudy…). Nous sortons de nos ateliers environ une vingtaine d’abris par semaine, soit 800 à 1 000 par an. Plusieurs milliers de panneaux et d’abris installés dans le monde sont sortis de nos ateliers », souligne le PDG Jean-Claude Chef en précisant qu’Arcomat sous-traite aussi des chantiers de tôlerie et métallerie à des confrères ardennais au savoir-faire reconnu.

Trois branches d’activités

Bien connu dans le milieu économique ardennais pour avoir été président de l’agence régionale de développement économique et d’Ardennes Insertion, et aussi vice-président du Tribunal de commerce de Sedan, Jean-Claude Chef, en pur autodidacte, avait fondé Arcomat, en 1974, à Flize. Il lançait alors une activité de moules pour panneaux architectoniques destinés aux façades d’immeubles.


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Un procédé commercial et industriel qui assura à la jeune société une réputation internationale dans le domaine des techniques de préfabrication. Par la suite, Jean-Claude Chef créa Arcomat Mobilier Urbain en 1996 qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de neuf millions d’euros. Alors qu’Arcomat Construction, née en 1992 et dirigée par Tony Chef, le frère du PDG, atteint un CA de deux millions d’euros. L’ensemble des deux unités emploie 75 salariés. Le pôle ingénierie concerne pour sa part cinq employés.

Se positionnant comme un leader français sur son marché, Arcomat s’est bien remis d’une période difficile. Car tout ne fut pas un long fleuve tranquille pour l’entreprise glairoise. Après avoir décidé de passer le flambeau à des cadres de la PME en 2001 tout en gardant 15 % des actions, Jean-Claude Chef est revenu à la tête de la société en 2006 avec l’appui de sa fille, Virginie, aujourd’hui directrice générale déléguée d’AMU. Son retour a redonné un second souffle salvateur à une PME qui avait connu une difficile procédure de sauvegarde.

Pascal Remy