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130e année

À Saint-Quentin, le Parc des autoroutes séduit les industriels

Industrie. En quelques mois, le groupe de cosmétique Clarins, puis Cité marine - filiale du géant japonais de l’agroalimentaire - ont choisi d’implanter leur nouvelle unité de production dans la capitale de Haute-Picardie. À la clé : plus de 150 millions d’euros d’investissement et plusieurs centaines d’emplois en prévision.

À Saint-Quentin, le Parc des autoroutes séduit les industriels
De nombreuses entreprises ont choisi l’Aisne et la zone du Parc des Autoroutes pour s’implanter, dont des poids-lourds de la cosmétique et de l’agro-alimentaire. (Crédit : DR)

À l’ouest de Saint-Quentin, le Parc des autoroutes continue de se densifier. En septembre dernier, le leader européen des cosmétiques annonçait avoir sélectionné le site axonais pour implanter sa seconde unité de production sur le territoire national, après celui de Pontoise (Val-d’Oise). Ce projet s’inscrit dans le plan stratégique de Clarins de diversification de sa gamme de produits et prévoit la construction d’un bâtiment de 40 000 m2, implanté sur une parcelle de 10 hectares. Si aucun chiffre sur l’emploi n’a été communiqué, le coût de l’opération, quant à lui, est estimé à 100 millions d’euros et a déjà reçu le soutien du plan gouvernemental de relance, à hauteur de 800 000 euros.


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« Cette belle signature traduit la dynamique économique du territoire et sa capacité à accueillir des projets industriels de grande ampleur avec des infrastructures adaptées sur le Parc des autoroutes, un réseau de sous-traitants dense, des filières de formations ad hoc et une main-d’œuvre disponible », s’était réjoui Frédérique Macarez, la présidente de la communauté d’agglomération du Saint-Quentinois à l’annonce du groupe. Reste, à présent, à obtenir le feu vert des autorités administratives, et en particulier environnementales. Les premiers coups de pioche pourraient se faire entendre dès la fin de l’année.

Un sérieux coup de pouce à l’emploi

Quelques jours avant la trêve des confiseurs, la seconde bonne nouvelle est venue du groupe Nippon Suisan Kaisha. Le poids lourd de l’agroalimentaire japonais a opté, lui aussi, pour le parc d’activités axonais pour implanter le huitième site de production français de sa filiale Cité marine - et le premier hors du Grand Ouest. Le leader des produits de la mer entend développer, notamment, dans cette nouvelle usine de 13 200 m2 - dont l’investissement s’élève à 32 millions d’euros - les légumes élaborés à destination du secteur de l’alimentation végétarienne, en plein essor.

Dans un premier temps, ce sont près de 200 collaborateurs que le groupe doit recruter lors du démarrage de l’activité au début de l’année prochaine. Cité Marine prévoit de conduire un plan d’investissement complémentaire de 15 millions d’euros au-delà de 2025 et de porter, à terme, l’effectif total de sa nouvelle unité de fabrication à 350 salariés. « Cette implantation est cohérente avec les points forts du territoire, son agriculture et son pôle d’excellence robonumérique que nous avons réussi collectivement à mettre en place », a commenté Frédérique Macarez.

Stéphane Bourdier