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130e année

Une attribution pour cinq demandes dans le logement social du Grand Est

Logement. Avec une inadéquation entre l’offre de logements T3-T4 et la demande plutôt T2-T3, l’attente et l’attribution diffèrent assez dans le parc social du Grand Est avec une meilleure satisfaction dans les départements les moins peuplés et une moindre dans les plus peuplés, Moselle et Bas-Rhin, par exemple.

Une attribution pour cinq demandes dans le logement social du Grand Est
Les ménages d’une seule personne sont les plus nombreux dans les demandes (43%) comme dans les attributions (46%) (Crédit : DR)

En 2021 dans le Grand Est, 37 000 demandes de logement social ont été satisfaites, soit 18% des demandes actives de l’année. Au début de cette année, 106 000 demandeurs étaient en attente d’un logement social. Durant l’année se sont ajoutées 100 000 nouvelles demandes et dans le même temps 57 000 demandes ont été radiées, principalement parce que 93% d’entre elles n’avaient pas été renouvelées. La diversité des situations par département montre des zones à forte satisfaction des demandes avec les Ardennes, la Haute-Marne ou les Vosges (au-dessus de 25%). La part des demandes satisfaites vont de 18 à 25% pour la Marne, la Meuse, l’Aube ou le Haut-Rhin et sont au-dessous de 18% pour la Meurthe-et-Moselle, la Moselle ou le Bas-Rhin.

Un tiers des demandes correspond à la recherche d’un logement mieux adapté

La part des demandeurs logés dans l’année est la plus faible dans le Bas-Rhin (10%), ce département est celui qui concentre le plus grand nombre de demandes (27 000 début 2021, soit 73% des demandes satisfaites de la région). A l’inverse, le Bas-Rhin est également le département pour lequel les délais d’attribution sont les plus longs : 20 mois, contre 3 mois pour l’Aube et 8 mois en moyenne régionale. La majorité des personnes logées étaient auparavant locataires et 40% dans le parc social. Un tiers des accédants à la location était hébergé chez un proche ou un particulier, un dixième vivait dans une structure d’hébergement, un logement temporaire, un foyer ou bien était sans-abri.


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Pour les demandes, comme pour les attributions, et pour un tiers des cas, le premier motif est l’inadéquation du logement aux besoins, trop petit, trop cher ou non décent. Les demandes pour accidents de la vie (séparation, divorce, handicap), ainsi que celles concernant la nécessité de se rapprocher du lieu de travail, de la famille ou de l’accès aux services, sont tout aussi fréquentes. Les demandes sont dans l’ordre celles concernant l’inadaptation du logement (40%), les accidents de la vie (20%), le rapprochement (15%), ou la perte d’un logement (7%).

Les logements T3 et T4 sont surreprésentés dans les attributions. Les ménages accédants comme les ménages demandeurs sont en moyenne composées de 2,2 personnes dans le Grand Est et la part des ménages de 2 à 3 personnes est plus élevée chez les accédants (40%) que chez les demandeurs (33%). Les ménages d’une seule personne sont les plus nombreux dans les demandes (43%) comme dans les attributions (46%). Le parc social du Grand Est est majoritairement constitué de logements de trois et quatre pièces et donc la plupart des logements attribués est de cette taille : 37% de T3 et 25% de T4. Les demandes enregistrées en cours en 2021 portent plutôt sur des T2 (30%) et des T3 (30%) que sur des T4 (20%).

Des niveaux de vie comparables

Courant 2021, le niveau de vie moyen des ménages dont la demande est en cours ou a été satisfaite est 1 100 euros par mois. Les deux tiers des demandeurs et des accédants ont un niveau de vie mensuel compris entre 500 et 1 500 euros, un dixième vit avec moins de 500 euros par mois et par unité de consommation. Pour 50% des demandeurs et des personnes logées en 2021, le travail est la source principale de revenus, 15% touche le RSA, 10% des indemnités de chômage, et 10% une pension de retraite.

Gérard Delenclos