Informations régionales économiques et juridiques
130e année

2 millions d’euros pour assurer un avenir à la friche Electrolux

Industrie. La communauté de communes Ardennes Rives de Meuse et la multinationale suédoise ayant enfin trouvé un accord, cette zone qui ne demande qu’à se remplir va pouvoir accueillir des PME.

2 millions d'euros pour assurer un avenir à la friche Electrolux
2 millions d’euros pour assurer un avenir à la friche Electrolux. (Crédit : P. Rémy)

Abandonné en 2014 par le fabricant d’électroménager suédois avant d’être brièvement occupé par la Société Ardennaise Industrielle, liquidée en 2018, l’ancien site d’Electrolux qui s’élève en bord de Meuse, va être racheté après de longues et âpres négociations par Ardennes Rives de Meuse. La communauté de communes est en effet en passe de finaliser auprès du géant mondial de l’électroménager l’acquisition de cette friche industrielle de plus de 23 000 m² le long de la voie ferrée Charleville-Mézières-Givet, à Revin pour près d’un million d’euros. Elle devra aussi assurer la dépollution d’une partie de la superficie au prix d’un effort financier supplémentaire estimé à 968 000 euros.

Etablir des contacts avec des prospects

Une fois cette contrainte exécutée, l’ex-zone de production de machines à laver par-le-dessus ouvrira donc une nouvelle page de son existence. Les deux occupants actuels —ACDL (découpe laser) qui occupe les 1 400 m ² des bâtiments des expéditions d’Electrolux et Delta Dore, fabricant de volets roulants électriques présent depuis trois ans — se sentiront alors moins seuls. Car la friche devrait, par la suite, connaître un renouveau rapide. « Quand on aura officiellement la propriété foncière, on pourra alors avancer et redonner vie à cette zone qui n’attend que ça. Plusieurs entreprises nous avaient approchées dans le passé en manifestant de l’intérêt pour ce site. Et on espère, aujourd’hui que d’autres porteurs de projets tentent d’entrer en contact avec nous », annonce Mathieu Sonnet, le vice-président chargé des affaires économiques.


>LIRE AUSSI : Cibox espère lancer son atelier 3 R


« Une fois que nous aurons formalisé l’achat, nous devrions être en mesure de négocier des affaires et avancer. Car il y a ici de belles opportunités de toutes sortes pour des PME locales ou extérieures voulant se développer ou démarrer une activité. Maintenant que nous avons plus de visibilité, nous allons aussi rétablir des liens avec des prospects dont le dirigeant de la société « Lunettes pour Tous », afin de préparer les conditions d’un réindustrialisation », précise le président Bernard Dekens.

Un sacré atout

La friche revinoise présente effectivement un potentiel intéressant pour d’éventuels investisseurs avec d’ores et déjà trois bâtiments couverts, disponibles et utilisables. Avant la mise à disposition du site, il faudra toutefois opérer un diagnostic environnemental, dépolluer l’emprise et remettre en état la zone. En sachant qu’un tiers de la superficie globale n’a pas été souillé. Pas de doute, le rachat de ce site emblématique à la multinationale scandinave, présente dans la Vallée de la Meuse de 2007 à 2014 après avoir absorbé Arthur-Martin, doit constituer un sacré atout pour la revitalisation d’une ville marquée au fer rouge par les fermetures successives de ses deux poumons économiques (Porcher et Electrolux). Cette bonne nouvelle ajoutée à la future implantation de Cibox qui va créer sur la friche Porcher, cette fois, une entreprise de vélos et trottinettes à assistance électrique sont de bons signes pour Revin.

Pascal Remy