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La santé mentale : un facteur de production à ne pas négliger

Entreprises
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Lors de son assemblée générale, l’Adasea de la Marne a présenté le bilan 2025 de ses différentes activités : installation, transmission, accompagnement des exploitants en difficulté et environnement.

L’Adasea assure une mission de service public auprès de la profession agricole et des agriculteurs et viticulteurs par convention avec la DDT, le Département de la Marne, la DRAAF et la Région Grand Est. Son objectif est de maintenir et développer une dynamique sur son territoire via les volets économique (Installation, Transmission), social (accompagnement des agriculteurs en difficultés via le dispositif REAGIR) et environnemental.

Installation : normalisation après le record de 2024

En 2025, 197 personnes ont été reçues par le Point Accueil Installation (PAI), une fréquentation qui retrouve le niveau de 2023 après l’année record de 2024 (214 rendez-vous) : 55 % pour une installation en agriculture et 45 % en viticulture. 20 % n’étaient pas d’origine agricole ou viticole contre 18 % en 2024. La part du public reçu n’ayant pas la capacité agricole lors du rendez-vous (38 %) est en forte hausse comparé à 2024 (17 %) et se rapproche du niveau des années antérieures (53 % en 2023, 46 % en 2022, 39 % en 2021). 69 % des projets d’installation sont basés sur une reprise d’exploitation agricole, 15 % sur une création et 14 % sur une association. La moitié des projets d’installation comporte au moins une pratique agroécologique hors agriculture bio.

Dans la Marne, le nombre d’installations aidées s’élève à 86 en 2025 (95 en 2024 et 54 en 2023), dont 56 % en agriculture, 42 % en viticulture et 2 % avec un projet mixte agriculture-viticulture.

Transmission : 97 % dans le cadre familial

Le Point Info Transmission (PIT) a reçu 32 futurs cédants en 2025 (contre 27 en 2024) : 41 % en agriculture et 59 % en viticulture. Lors du rendez-vous au PIT, 91 % des cédants ont déjà identifié un repreneur, issu du cadre familial dans 97 % des cas. 90 % des repreneurs identifiés sont des futurs installés. Tous les futurs cédants ont entamé la préparation de l’outil de production à transmettre mais seulement 22 % d’entre eux ont établi la valeur de cession de leur exploitation.

Exploitants en difficulté : nombre de suivis en recul

105 personnes ont été suivies par le dispositif REAGIR en 2025 (116 en 2024) pour 86 exploitations. 30 personnes (pour 23 exploitations) sont entrées dans le dispositif en 2025, un chiffre en recul comparé à 2024 (37 personnes pour 30 exploitations). Les exploitants suivis en 2025 (c’est-à-dire ceux déjà présents au 1er janvier 2025 et ceux entrés en 2025) ont poussé la porte de REAGIR pour des raisons économiques (70,5 %), des problèmes de santé (15,2 %), d’entente (11,4 %) ou juridiques (3 %).

Plan mal-être : lancement d’une offre complète

L’Adasea est agréée depuis 2022 par l’État en tant que chef de file du Comité technique dans le cadre du Plan Mal Être En agriculture au côté de la MSA, chef de file du Comité plénier. Un certain nombre d’actions ont été réalisées en 2025 dont le lancement d’une offre de prévention primaire (formation, médiation, coaching) destinée aux exploitants agricoles et viticoles et à leurs salariés permettant de répondre à la diversité des situations et des besoins.

Développer la biodiversité

L’Adasea accompagne le développement de la biodiversité sur le territoire champardennais. En 2025, elle s’est impliquée dans 10 projets Symbiose concernant la trame verte, la trame bleue et la trame brune. S’y ajoutent cinq projets pour Epiterre, autre structure porteuse de projets agro-écologiques.

Pour rappel, l’Adasea reçoit les financements publics de l’État et de la Région Grand Est pour les activités Installation - Transmission, du Département de la Marne et de la Région Grand Est pour le dispositif Réagir.