La fermeture de la fonderie KME à Fromelennes actée
Quatre ans après la disparition de l’activité cuivre et de ses 177 salariés, le groupe Tréfimetaux vient d’officialiser la fermeture de la fonderie KME de Fromelennes, estimée non rentable par la direction. 35 personnes se retrouvent sur le carreau. Cette mesure est intervenue après trois mois de discussions avec les syndicats sur la procédure du plan social entrainant la suppression de poste des 35 derniers salariés d’une entreprise fondée en 1806 et qui occupait jusqu’à 1 100 personnes en 1970.
La page Tréfimétaux est donc définitivement terminée dans la Pointe des Ardennes où il est pourtant difficile de s’imaginer Fromelennes sans son usine emblématique.
La Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) entérinera prochainement le plan social. La disparition imminente de KME est en tout cas mal ressentie par une partie de la population locale pour qui la pilule est amère.
À l’arrêt depuis un mois, la fonderie locale dont la capacité de production annuelle était encore de 25 000 tonnes de billettes, ces dernières années, pour alimenter les usines KME de Niederbruck (France) et de Serravale (Italie) ne rouvrira donc pas.
Les 50 hectares de superficie devront être en grande partie dépollués par Tréfimétaux pour permettre une éventuelle reconversion de ce site industriel. Ce qui sera l’affaire de l’Etat et de la Dreal (Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). « Il faudra être vigilant sur ce sujet qui est une obligation légale du partant », précise Rachid Belkébir, vice-président du comité européen de KME qui, au compromis trouvé entre la direction de KME et les syndicats, aurait préféré privilégier une solution de maintien de l’activité et de l’emploi via la loi Florange.