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Vendanges 2026 : face au dérèglement climatique, protéger nos terroirs, c’est protéger notre économie

Viticulture. Alors que les premiers coups de sécateur ont été donnés exceptionnellement tôt cette année sur quelques coteaux hâtifs de Champagne et que les vendanges débutent également en Alsace

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Alors que les premiers coups de sécateur ont été donnés exceptionnellement tôt cette année sur quelques coteaux hâtifs de Champagne et que les vendanges débutent également en Alsace, Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, appelle à accélérer l’adaptation de nos territoires aux conséquences du changement climatique. Pour le Président de Région, l’enjeu est désormais autant environnemental qu’économique : préserver l’eau, nos productions agricoles et viticoles, nos forêts, les emplois et les savoir-faire qui font la force du Grand Est.

Des vendanges historiquement précoces qui doivent nous alerter

En Champagne, les premiers coups de sécateur ont été donnés dès les premiers jours du mois d’août sur quelques coteaux particulièrement hâtifs. Si l’essentiel des vendanges commencera dans les prochains jours, jamais elles n’avaient débuté aussi tôt. En Alsace, les premières vendanges commencent également dès ce 12 août.

Cette précocité historique dans nos deux grands vignobles est un signal particulièrement visible des bouleversements climatiques auxquels nos territoires doivent désormais s’adapter.

Dès le printemps, les grandes cultures du Grand Est avaient subi des épisodes de chaleur et un stress hydrique significatif. Au coeur de l’été, les tensions sur la ressource en eau s’accentuent dans plusieurs territoires. Nos forêts subissent elles aussi ces évolutions, avec des sécheresses répétées qui fragilisent certains peuplements, favorisent le dépérissement de certaines essences et accroissent les risques sanitaires et d’incendie.

Des vignes aux grandes cultures, de l’élevage à la forêt, c’est donc une part essentielle du patrimoine naturel mais aussi de l’économie du Grand Est qui doit aujourd’hui s’adapter à des conditions climatiques qui évoluent rapidement.

Pour la Région Grand Est, ces phénomènes imposent de sortir d’une gestion de crise permanente pour construire une véritable stratégie d’adaptation.

L’adaptation climatique est devenue une politique économique

Franck Leroy, Président de la Région Grand Est : « Quand les premiers coups de sécateur sont donnés au début du mois d’août, personne ne peut considérer que nous sommes face à une année ordinaire. Nos agriculteurs et nos viticulteurs vivent déjà le changement climatique dans leurs exploitations, leurs rendements et leur organisation quotidienne. Nos forêts en portent elles aussi les traces.

Je veux que le Grand Est soit une Région qui anticipe plutôt qu’une Région qui subit. Nous devons protéger notre ressource en eau, accompagner l’évolution des pratiques, préparer nos forêts aux conditions climatiques de demain, soutenir la recherche et l’innovation et sécuriser nos filières.

Les terroirs de Champagne et d’Alsace sont connus dans le monde entier. Nos céréales, nos élevages, nos vignobles, nos forêts et notre industrie agroalimentaire sont une richesse et participent à notre souveraineté. Les protéger face au changement climatique, c’est protéger notre économie, nos emplois, nos paysages et une part de notre identité. L’adaptation n’est donc plus seulement une politique environnementale : c’est une politique économique et territoriale. »

Faire du Grand Est un territoire pilote de l’adaptation

Au-delà des mesures d’urgence, la Région souhaite amplifier le travail engagé avec les professionnels autour de plusieurs priorités : gestion durable et économies d’eau, adaptation des cultures et des pratiques, protection des sols, renouvellement et diversification des forêts, recherche, expérimentation et innovation, accompagnement des exploitations et des filières confrontées aux aléas climatiques.

Cette démarche doit mobiliser l’ensemble des acteurs concernés : professionnels agricoles et viticoles, acteurs de la forêt et du bois, interprofessions, organismes de recherche, établissements de formation, collectivités et État. L’enjeu est de donner à celles et ceux qui cultivent nos terres, font vivre nos vignobles et entretiennent nos forêts les moyens de continuer à produire, à investir et à créer de la valeur dans le Grand Est.

Le changement climatique transforme déjà nos paysages, nos productions et nos métiers. Le Grand Est ne se résignera pas à le subir. Grande région agricole, viticole et forestière, il dispose de tous les atouts pour être à l’avant-garde de l’adaptation.

C’est le choix que porte la Région : anticiper plutôt que subir, innover plutôt que renoncer et accompagner celles et ceux qui font vivre nos terres, nos vignes et nos forêts. Protéger nos terroirs aujourd’hui, c’est préparer la force du Grand Est de demain.