Réorganisation de l’Afpa : Franck Leroy appelle à préserver les capacités de formation dans les territoires
Formation. À la suite de l’annonce d’un projet de réorganisation de l’Afpa prévoyant jusqu’à 867 suppressions de postes et la fermeture possible de 30 centres de formation en France, Franck Leroy, président de la Région Grand Est, appelle à mesurer pleinement les conséquences humaines, économiques et territoriales que de telles décisions pourraient entraîner.
À la suite de l’annonce d’un projet de réorganisation de l’Afpa prévoyant jusqu’à 867 suppressions de postes et la fermeture possible de 30 centres de formation en France, Franck Leroy, président de la Région Grand Est, appelle à mesurer pleinement les conséquences humaines, économiques et territoriales que de telles décisions pourraient entraîner.
La première préoccupation va naturellement aux femmes et aux hommes dont l’emploi est aujourd’hui menacé. Derrière les chiffres annoncés, ce sont des salariés, des formateurs, des équipes administratives et techniques qui font vivre au quotidien une mission essentielle de service public. Leur engagement, leur expertise et leur connaissance des publics accompagnés constituent une richesse qu’il serait particulièrement dommageable de perdre.
Cette inquiétude vaut également pour les territoires susceptibles d’être concernés par des fermetures de sites, notamment dans le Grand Est si les projets envisagés venaient à s’y confirmer. Dans certains bassins de vie, un centre de formation représente bien davantage qu’un simple équipement. Il participe à l’attractivité locale, contribue à l’accès à l’emploi et à la qualification, et constitue parfois un maillon essentiel de la réponse apportée aux besoins des entreprises.
Dans une période où les besoins en compétences demeurent majeurs et où de nombreux secteurs rencontrent des difficultés de recrutement, la formation professionnelle constitue plus que jamais un levier essentiel pour accompagner les parcours, répondre aux besoins des entreprises et soutenir les transformations économiques.
" La Région sera également particulièrement vigilante au maintien d’une offre de formation accessible dans les territoires."
Pour la Région Grand Est, une attention toute particulière devra également être portée à la préservation des plateaux techniques. Ces équipements, souvent spécialisés et difficiles à reconstituer, constituent un patrimoine indispensable à la formation dans de nombreux métiers. Leur disparition fragiliserait durablement la capacité à former au plus près des besoins des bassins d’emploi.
La Région sera également particulièrement vigilante au maintien d’une offre de formation accessible dans les territoires. Une réorganisation ne peut conduire à créer de nouvelles fractures géographiques ni éloigner davantage les demandeurs d’emploi, les salariés en reconversion et les jeunes des solutions de formation dont ils ont besoin. La préservation de cette offre doit être appréciée au regard des besoins réels des entreprises et des perspectives d’emploi dans chaque territoire.
Face aux évolutions envisagées, la Région Grand Est entend prendre toute sa part. Elle est prête à travailler avec l’État, l’Afpa, les collectivités et l’ensemble des acteurs concernés pour rechercher des solutions permettant de préserver les capacités de formation utiles aux territoires, leurs équipements stratégiques et les compétences indispensables à leur développement économique, tout en apportant toute l’attention nécessaire aux salariés directement touchés par cette réorganisation.
« Ma première pensée va aux femmes et aux hommes qui apprennent aujourd’hui que leur emploi peut être menacé, mais aussi aux territoires qui redoutent de perdre un outil essentiel de formation et d’accès à l’emploi. Nous serons exigeants sur la préservation des plateaux techniques et de l’offre de formation dans le Grand Est. La Région prendra toute sa part dans la recherche de solutions, avec une conviction simple : nous ne pouvons pas préparer l’avenir de nos territoires en affaiblissant les compétences dont ils auront besoin demain », déclare Franck Leroy, président de la Région Grand Est.