Humeur

Un scénario qui sent déjà le soufre

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Benjamin Busson
Benjamin Busson.

Tandis que la France suffoque sous des températures caniculaires depuis plusieurs semaines, l’actualité politique fait monter le thermomètre de quelques degrés supplémentaires...

Et l’annonce de la condamnation de Marine Le Pen, puis de son maintien à la candidature présidentielle n’est pas faite pour refroidir les ardeurs de ses opposants ni des éditorialistes politiques.

À moins de 9 mois du premier tour, fixé au 18 avril 2027 (avec un second tour prévu le 2 mai, à vos agendas) la Présidentielle s’annonce plus convoitée que jamais. Chaque jour ou presque, une nouvelle candidature, une annonce de primaire avec ses prétendants potentiels, voire une rumeur et des paris. Ainsi, outre les habitués du scrutin (Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan, Arthaud...) de nouvelles têtes apparaissent (Philippe, Attal, Retailleau, Lisnard, Tondelier...) et d’autres hésitent (Glucksmann, Roussel, Ruffin...) la presse parisienne prête des intentions élyséennes à Michel-Edouard Leclerc notamment. Le fantasme du patron, connaisseur des « vrais » problèmes des Français, pouvoir d’achat en tête, fait souvent surface à quelques mois des échéances électorales...

À l’heure de la Fête nationale, le début de l’été va peut-être enfin laisser souffler un vent d’optimisme bienvenu sur le moral des Français sur fond de victoire des Bleus au Mondial ? Quelques semaines de répit et de repos avant d’attaquer une rentrée sur les chapeaux de roues avec un scénario Présidentielles 2027 qui s’annonce d’ores et déjà complètement inédit avec, c’est écrit, son lot d’annonces, de renoncements tragiques, d’alliances folles et de rebondissements. Du pain béni pour tous les observateurs. Mais les électeurs dans tout ça ?