Humeur

Tout un symbole

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Les amateurs de Formule 1 ne verront plus les pilotes vainqueurs des Grands Prix brandir le traditionnel magnum de Champagne. C’est la marque de mousseux italien Ferrari qui a décroché le prestigieux contrat avec les promoteurs de la F1 pour les trois pochaines saisons. Un symbole lourd de sens pour le champagne, habitué à régner sur les podiums depuis 1950 et les Grands Prix disputés sur le circuit de Gueux. Ça n’est d’ailleurs pas la première fois que la Formule 1 fait des infidélités au roi des vins. A plusieurs reprises déjà, en raison des échecs des négociations commerciales et parfois de la gourmandise des organisateurs, Moët & Chandon puis Mumm s’étaient retirés de la course. L’arrivée du bien-nommé Ferrari - qui n’est d’ailleurs pas un inconnu dans le monde du vin au-delà des Alpes - tourne une page (peut-être définitive ?) de plus de 70 ans de romance passionnée entre le champagne et la course automobile.
Aussi symbolique soit-il-il est toujours difficile de mesurer précisément l’impact marketing et économique réel de la présence d’une marque sur les podiums - ce changement résonne comme une alerte envoyée à la Champagne : en dépit de ce que martèlent régulièrement les représentants de l’interprofession champenoise, leur boisson a des concurrents. Elle peut même être concurrencée sur son terrain de prédilection, celui de la fête et des moments de célébrations. Un signal fort, à prendre au sérieux.