« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Difficile en cet été caniculaire et en proie aux multiples incendies, partout sur le territoire hexagonal, de ne pas penser à cette célèbre phrase prononcée par Jacques Chirac, lors du 4e Sommet de la Terre, le 2 septembre 2002 à Johannesburg. Presque 25 ans se sont écoulés depuis, et pourtant, on peine à voir des politiques efficaces engagées afin d’enrayer un dérèglement climatique que plus personne ne peut vraiment nier.
Certes, les gouvernements français et européens avancent sur la question des énergies renouvelables. Mais le traitement des déchets issus des batteries au lithium reste une question majeure, tout comme la dépendance aux métaux rares, dont l’extraction ravage des territoires et nourrit de nouvelles dépendances. On le constate, nos pays occidentaux ne sont pas équipés face aux extrêmes chaleurs ni même face à la multiplication des incendies avec un matériel vieillissant et insuffisant de la sécurité civile.
Idem quant aux aménagements urbains qui coupent des arbres centenaires pour planter de nouvelles espèces, sachant qu’un arbre met 10 à 30 ans pour offrir une ombre utile et un volume d’oxygène significatif. Et que dire de l’utilisation galopante de l’IA qui, à elle seule, a consommé environ 500 milliards de litres d’eau en 2025, soit la consommation annuelle mondiale d’eau en bouteille… La course à la technologie semble avancer plus vite que notre capacité à en mesurer le prix écologique.
Oui, notre maison brûle et les impacts se font chaque jour ressentir un peu plus. L’année prochaine se dérouleront les élections présidentielles, combien de candidats auront des propositions courageuses et ambitieuses pour protéger les populations autant que l’environnement ?