Si les dates des prochaines vendanges ne sont pas encore dévoilées, il est déjà acquis qu’elles seront précoces et que les premiers coups de sécateurs devraient être donnés à la mi-août.
Une vendange précoce, qui commence déjà à soulever pas mal de questions, tant sur la qualité que sur la quantité. Pour la qualité, après deux mois caniculaires, les trois dernières semaines s’avèreront cruciales pour déterminer la taille, l’acidité ou les taux de sucre des grains mais aussi les évolutions des maladies, souvent déterminantes dans la dernière ligne droite pour juger de la finesse des crus et des millésimes éventuels.
Côté quantité, là aussi la nature aura son mot à dire, mais la question qui taraude d’ores et déjà le microcosme champenois est celle des rendements. Car en Champagne, il revient à l’interprofession de décider quels seront les rendements à récolter pour chaque hectare cultivé. Une négociation qui réunit Négoce et Vignoble autour de la table du Bureau exécutif du Comité Champagne et dont les résultats devraient être dévoilés le 22 juillet.
En 2025, le rendement était de 9 000 kg/ha dans un contexte de baisse des expéditions. Un an plus tard, le contexte commercial n’est pas meilleur - malgré une légère embellie à l’export ces derniers mois - ce qui devrait inciter les Champenois à la prudence. Car, pour ces derniers, il s’agit d’assurer un équilibre pour l’ensemble des acteurs de la filière tout en évitant le surstock qui coûte de plus en plus cher aux entreprises et qui fait planer un risque sur la valeur globale du produit champagne. Un équilibre auquel tout le monde adhère forcément à condition d’être placé le plus près possible du curseur.