Humeur

La grande loterie

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Benjamin Busson
Benjamin Busson.

Ferez-vous partie des gagnants de la nouvelle grande loterie ? Certes, les gains sont nettement plus modestes que ceux proposés par la Française des Jeux mais malgré tout, certains citoyens vont pouvoir en bénéficier quand d’autres regarderont une fois de plus les trains passer.

Après les chèques énergie, après la prime d’activité, après la prime de rentrée, après la prime de Noël, après la prime de naissance, après l’indemnité inflation, après la prime « coup de pouce » (ex bonus écologique), après les leasing social, après les APL et j’en oublie certainement, voici donc… l’aide au carburant.

À l’issue d’interminables tergiversations sur la capacité et surtout la volonté du gouvernement d’accompagner les Français qui subissent les hausses de carburant depuis plusieurs semaines.

Et une fois de plus, par manque de réactivité et d’ambition la faute sans doute aux absences de marges de manœuvre induites par les mêmes causes dues aux innombrables dispositifs existants pour des résultats difficilement quantifiables nos dirigeants tombent dans la facilité du chèque. Enfin, facilité apparente car les conditions d’obtention sont une fois de plus basées sur des barèmes aussi alambiqués qu’arbitraires puisqu’au-delà des conditions de revenus qui restent discutables, elle sera appliquée par un « mode déclaratif » pour les personnes effectuant au moins 30 km par jour pour aller travailler. Difficile de faire plus décevant et frustrant pour celles et ceux qui en seront exclus.

Sachant que l’État perçoit 59% de taxes sur un litre de carburant, son entêtement à se refuser à les abaisser temporairement pour alléger l’ensemble des Français demeure incompréhensible pour ces derniers. Et ça n’est pas une nouvelle loterie sociale qui les satisfera.