La canicule récente et la perspective d’un nouvel épisode suffocant pose inévitablement la question - à raison - de la pertinence de la généralisation de la climatisation dans tous les logements et bâtiments publics. Symbole d’une fracture sociale, quasiment inaccessible dans certaines typologies de logements, la clim est aussi décriée pour ses conséquences environnementales pour son côté énergivore, tout comme pour la chaleur qui est rejetée à l’extérieur des bâtiments et qui peut avoir des conséquences non négligeables sur les températures enregistrées en milieu citadin.
Un véritable casse-tête environnemental, social et philosophique auquel on peut en ajouter un autre, tout aussi dérangeant : comment aborder la question préoccupante des consommations énergétiques dantesques des Gafam ? Avec leurs activités liées à l’IA et aux livraisons, leurs émissions de CO2 s’envolent littéralement dans des proportions hallucinantes, puisque selon Les Echos, la consommation électrique de Google a doublé en trois ans (pour 18,8 millions de tonnes de CO2 émises en 2025), et Amazon émet 80,85 millions de tonnes de CO2 en un an.
Des chiffres qui doivent alerter nos concitoyens sur leurs actes du quotidien mais aussi sur toute la culpabilisation adressée sur leur comportement. Non, prendre sa voiture thermique pour aller faire quelques achats n’est pas plus néfaste pour la planète que faire une recherche sur Google avant de commander via Amazon ! Sans oublier les conséquences sur la destruction du commerce local qui peut mettre en péril l’emploi de nos voisins. Qu’on se le dise !