Et si le Monde n’était plus qu’un château de cartes prêt à s’écrouler, à la merci de la prochaine tempête ?
Jusqu’à l’invasion russe en Ukraine en 2022, un semblant d’équilibre géopolitique était globalement acté malgré la forte poussée chinoise en Afrique. Désormais ce sont trois puissances impérialistes qui se jaugent par l’intermédiaire de territoires : l’Ukraine pour les uns, Taiwan pour les autres et donc le Vénézuela pour les troisièmes. La mainmise américaine sur Caracas ne doit pas être uniquement observée du point de vue de cette opération-éclair et limitée aux frontières vénézuéliennes.
Il y a évidemment derrière l’argument narcoterroriste avancé par les autorités américaines, un enjeu de ressources pétrolières mais les raisons comme les conséquences d’une telle intervention vont bien au-delà. En faisant main basse sur un pays tout entier en quelques heures, puis en annonçant loucher sur le Groenland, l’Iran ou le Mexique, Washington envoie un message de puissance militaire et stratégique imprévisible au monde entier.
De quoi prévenir la Russie et Pékin dont le constructeur automobile BYD venant de détrôner Tesla en tête des ventes de véhicules électriques. Tout un symbole de transition économique planétaire quand, de son côté l’Europe s’écharpe mesquinement en interne sur la place de son agriculture et de son industrie dans les échanges commerciaux du Mercosur. Une vision stratégique plus anachronique que jamais en ce début d’année 2026.