Humeur

Drôles de jeux

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Nastasia Desanti.

Ces J.O 2021 n’ont pas grand-chose d’une fête. Bien sûr, il y eut la cérémonie : grandiose, avec une chorégraphie millimétrée et moult feux d’artifices. Mais défiler et porter haut les couleurs des pays dans un stade vide est loin d’être joyeux. Les athlètes eux-mêmes, confinés dans leurs chambres, mangeant séparés par des feuilles de plexiglas ne sont pas euphoriques. D’ailleurs, bon nombre d’entre eux n’ont pas eu l’entrainement voulu pour préparer cette grande messe sportive. On se souvient des images de perchistes dans leur jardin, de coureurs de vitesse sur des tapis de course ou de gymnastes s’entrainant avec des agrès faits maison durant les confinements successifs… Et puis il y a une des grandes nations sportives, la Russie, évincée en décembre 2020 par le tribunal arbitral du sport pour avoir bravé les règles antidopages et revenue sous l’acronyme ROC (Russian olympic committee) avec des sportifs concourant sous bannière indépendante. Enfin, il y a les espoirs déçus de nos athlètes, où c’est toujours un crève-coeur de les voir en larmes, à une marche du podium ou de l’Or. Heureusement, et c’est là l’essence même du sport, il y a la victoire inattendue. En l’occurrence celle de Romain Cannone, formé au Creps de Reims et premier médaillé d’Or français de ces Jeux. Les larmes de joie font un temps, oublier celles de la déception… en attendant de retrouver des Jeux Olympiques où athlètes et public pourront de nouveau communier ensemble.