Qui du groupe TotalEnergies ou du gouvernement remportera le bras de fer au sujet des tarifs des carburants ?
Si l’annonce des bénéfices records du groupe pétrolier à près de 5 milliards d’euros a fait bondir une partie de la classe politique française, il a surtout attisé les convoitises. Rapidement les premières voix se sont élevées pour réclamer des surtaxes sur les profits du groupe, accusé de profiter de la guerre pour engranger des bénéfices (+50% par rapport à la même période en 2025).
Du côté du groupe privé, on se défend en rappelant que la distribution ne représente qu’une infime part du bénéfice qui est essentiellement réalisé par ses activités d’extraction. Surtout, le groupe prévient : en cas de surtaxe, il mettra fin au plafonnement appliqué sur le litre de carburant depuis plusieurs semaines.
Tout en admettant que de tels bénéfices records puissent interpeller alors que les prix à la pompe flambent, on doit toutefois reconnaître que le groupe Total n’est pour rien dans la crise du Détroit d’Ormuz. Par ailleurs, en pointant du doigt les distributeurs, l’État tente (en vain) de faire oublier qu’il ponctionne 60% de taxes en tous genres, fixes mais aussi variables, comme la TVA dont le poids augmente mécaniquement quand le prix du litre augmente...
Quant à taxer le groupe TotalEnergies, il revient à appliquer ce bon vieux réflexe français, véritable sport national : la taxe à la réussite. Une méthode imparable pour s’engraisser sur le dos des autres sans faire le moindre effort. Une manière surtout de ponctionner sans jamais redistribuer aux Français mais plutôt pour remplir le tonneau des Danaïdes de la dette du pays pour ne pas avoir à enfin prendre les véritables bonnes décisions pour la résorber.