Dans un pays responsable et soucieux de son industrie et de son emploi, on ne pourrait laisser à l’abandon une filière qui a perdu plus d’un quart de son activité en six ans, n’est-ce pas ? Qui pourrait imaginer une classe politique entière, des hauts fonctionnaires ou des économistes rester sans réaction et silencieux face à une activité économique qui voit donc plus de 25% de son marché disparaître en un temps record ?
C’est pourtant la situation que vit actuellement la filière automobile française, qui est passée de 2,2 millions de voitures particulières vendues en 2019, à 1,6 million en 2025. Un recul historique que rien ne semble pouvoir freiner, sans doute pour le plus grand bonheur des intégristes écologistes farouchement opposés à la voiture et qui auront réussi, malgré un poids famélique dans les urnes, à opérer un lobbying assassin sur un fleuron industriel européen.
Comble de l’ironie, pour tenter d’enrayer l’inéluctable agonie qu’ils ont eux-mêmes orchestrée, les gouvernements successifs multiplient désormais les offres de « leasing social » et de « bonus écologiques » destinés à favoriser l’accès à des modèles qui ne sauraient trouver preneur sans ces perfusions financées par le contribuable.
Quant aux véhicules électriques, ils doivent en grande partie leur salut au marché professionnel, grâce aux flottes d’entreprises. Par choix ? Que nenni, dans sa grande capacité d’innovation, le législateur a trouvé la parade pour doper artificiellement le marché en sanctionnant lourdement les entreprises qui n’iraient pas assez vite dans la décarbonation de leurs flottes ! Encore un boulet de plus pour les sociétés. Mais roulant cette fois.