Que l’on s’intéresse au football ou non, il sera impossible pour quiconque d’échapper au phénomène Coupe du Monde pendant le mois de la compétition qui a débuté le 11 juin et dont la finale se jouera le 19 juillet.
Un mois de ballon rond et de sport mais aussi et surtout de business, tant l’événement organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada détonne par ses chiffres ahurissants, comme l’explique l’étude réalisée par Allianz Trade. Selon le leader mondial de l’assurance-crédit entreprises, la Coupe du Monde devrait générer un PIB estimé autour de 9 milliards de dollars grâce notamment aux 6,5 millions de spectateurs attendus (dont 2,6 millions de visiteurs internationaux). Plutôt pas mal pour un événement de six semaines.
Il faut dire que les superlatifs ne concernent pas uniquement le nombre record de matches (104 contre 64 lors de la précédente édition en raison de l’augmentation du nombre d’équipes, qui est passé de 32 à 48 en quatre ans...) mais aussi les dépenses prévues par les supporters. Outre des billets aux tarifs exorbitants, on estime que chaque visiteur international pourrait rester entre 6 et 10 jours dans les pays organisateurs et dépenser entre 180 et 350 dollars par jour, selon le pays hôte. Un véritable jackpot pour les compagnies aériennes (qui devraient engranger 1 milliard de recettes supplémentaires) et pour l’hôtellerie des villes hôtes dont les tarifs ont augmenté de 15 à 20 %...
Alors forcément, un tel business a un prix, dans le cas présent c’est notamment celui du silence de l’organisateur et des fédérations participantes sur le renvoi d’arbitres et le traitement de certaines délégations lors du contrôle aux frontières. Chut, on joue...