Réduction progressive des aides à l’apprentissage
Social. La réforme de 2018 a porté ses fruits en modernisant l’apprentissage : aide unique, simplification des procédures, accès étendu jusqu’à 30 ans et revalorisation salariale. L’aide exceptionnelle introduite en 2020 a, en outre, donné une impulsion supplémentaire à la filière.
La réforme de l’apprentissage de 2018 a été un succès (remplacement de divers dispositifs par l’Aide unique, simplification des procédures, accès jusqu’à 30 ans, augmentation de la rémunération des apprentis). La création de l’aide exceptionnelle par le plan de relance de 2020 a encore stimulé la filière. Les aides financières de l’État ont ainsi représenté 24,9 milliards d’euros en 2023, bénéficiant à plus d’un million d’apprentis pour un coût moyen d’environ 26 000 euros par apprenti.
Depuis 2025, le gouvernement a amorcé une réduction des aides à l’apprentissage par souci d’économie et pour privilégier la formation des jeunes les moins qualifiés (en 2023, les deux tiers des nouveaux contrats d’apprentissage visaient un diplôme de l’enseignement supérieur). En février 2025, le montant des deux aides a été réduit de 6 000 euros à 5 000 euros (à 2 000 euros pour les entreprises d’au moins 250 salariés). En mars 2025, l’exonération de cotisations salariales des apprentis a été réduite, de 79 % à 50 % de la rémunération, et l’exonération de CSG et de CRDS a été supprimée. Depuis novembre 2025, le montant des aides est proratisé au nombre de jours effectués au cours des premier et dernier mois du contrat (comptés auparavant pour un mois entier). L’aide au permis de conduire de 500 euros est supprimée à compter de 2026. Enfin, après avoir été suspendue, l’aide exceptionnelle est désormais réduite pour les contrats préparant à un diplôme supérieur au Bac.