Les PFAS dans le viseur du gouvernement
Gouvernement. Mathieu Lefèvre a annoncé, lors de sa récente venue dans les Ardennes, que le gouvernement était en train de préparer une circulaire sur la gestion des boues d’épuration dans le cadre de la lutte contre les polluants éternels et toxiques (PFAS).
Ministre chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre a annoncé, lors de sa récente venue dans les Ardennes, que le gouvernement était en train de préparer une circulaire sur la gestion des boues d’épuration dans le cadre de la lutte contre les polluants éternels et toxiques (PFAS). Ce projet a été dévoilé aux élus locaux.
C’est à Thénorgues sur un site de captage d’eau potable nouvellement équipé d’un traitement par charbon actif pour dépolluer une eau contaminée aux PFAS que Mathieu Lefèvre a fourni cette information inattendue. À la lumière de la situation observée dans les Ardennes, le ministre entend « promouvoir une gestion préventive des boues afin d’éviter la reproduction de telles situations sur d’autres territoires. » Rappelons que c’est dans les Ardennes et plus particulièrement sur le secteur géographique des Portes du Luxembourg, que des taux records de PFAS dans des sols agricoles avaient été décelés durant l’été 2025. En cause, des boues industrielles épandues pendant des décennies. Cette découverte avait obligé la Préfecture à interdire la consommation de l’eau du robinet dans une dizaine de petites communes des Ardennes mais aussi de la Meuse toute proche.
Plainte contre X
Et même si depuis, certaines de ces communes ont retrouvé une eau potable, sept villages ont déposé plainte contre X pour mise en danger d’autrui. La semaine précédente, un couple avait dû fermer son exploitation de maraîchage à Haraucourt. Selon les proches du ministre, la future circulaire demandera, d’ici l’été, aux industriels disposant de stations d’épuration et pratiquant l’épandage agricole de mesurer et quantifier la teneur en polluants éternels des PFAS présents dans leurs boues. « Si les boues respectent le seuil qui reste à définir avec le Haut Conseil de la Santé Publique, il n’y aura pas de difficultés. Si elles ne les respectent pas, lors, après une procédure contradictoire, elles devront être soit incinérées, soit mises en décharge », a précisé le ministre.