Hommes et chiffres

Édouard Geffray prône le dialogue et déploie 3 000 profs remplaçants

Éducation. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, s’est rendu au lycée des Métiers rémois Raymond Kopa, afin de rencontrer élèves et équipe éducative.

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Photo de Édouard Geffray
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation a rencontré les élèves du lycée des Métiers Raymond Kopa (Crédits : ND)

Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, s’est rendu au lycée des Métiers rémois Raymond Kopa, afin de rencontrer élèves et équipe éducative. Un lycée professionnel formant des apprentis dans les secteurs du bois, de la construction, de la vente et du commerce, mais aussi aux métiers d’arts, notamment l’ébénisterie. Un lycée qui, contrairement à d’autres établissements rémois, n’a pas connu de blocage.

Le ministre a défendu son choix de déplacement en arguant aller à la rencontre de différentes typologies d’établissements depuis plusieurs jours. « J’essaie d’appréhender la diversité des revendications dans la diversité des environnements. Le contexte n’est pas le même selon que vous êtes dans un lycée général et technologique de banlieue parisienne, ce qui était le cas lundi, ou dans un lycée professionnel de province », s’est-il exprimé.

Absence de professeurs, lourdeur des emplois du temps, patrimoine dégradé, opacité de Parcoursup, difficulté à trouver des stages, manque de confiance en l’avenir sont autant de revendications portées par les lycéens depuis une quinzaine de jours, avec une mobilisation parfois émaillée d’incidents. « Je suis révolté quand je vois que 88 personnels ont été attaqués », a voulu souligner le ministre.

Pour répondre aux inquiétudes des lycéens, pas de grandes annonces cependant, si ce n’est l’évocation d’un plan d’urgence pour remplacer les professeurs absents avec le déploiement de 3 000 professeurs Titulaires sur Zone de Remplacement (TZR). « Je suis en train de mener un plan d’urgence pour pouvoir remplacer les professeurs absents de manière durable », a-t-il déclaré.

Concernant Parcoursup, qui cristallise les revendications non seulement des lycéens mais aussi des étudiants, Édouard Geffray avance « travailler sur le sujet » et « réfléchir à la façon dont nous allons globalement faire évoluer la plateforme », avec là encore, peu de détails concrets sur la mise en oeuvre. La question du bâti a été renvoyée aux Régions, « qui investissent déjà des milliards d’euros dans la réhabilitation des établissements », et celle des emplois du temps aux chefs d’établissements et au recours plus systématique à l’IA.

Sur le budget de l’Éducation nationale enfin, dont les lycéens et personnels éducatifs attendent une augmentation, pas de réponse ferme : « Le budget est actuellement en débat au Parlement. Il faut respecter la procédure parlementaire. Dans ce cadre-là, il n’y aura aucune suppression de postes au lycée, puisque le lycée est très peu concerné par la baisse démographique, contrairement à l’école et au collège. Ensuite, il y aura un débat budgétaire pour savoir s’il y a matière à faire un peu plus d’efforts. »

Seule réponse tangible, la mise en place d’une plateforme numérique pour recueillir les doléances des lycéens : « En 48 heures, la plateforme Agora comptait 51 000 élèves qui s’étaient exprimés. On n’a jamais vu cela sur aucune consultation publique menée par le gouvernement. »

Un nombre appelé à croître dans les jours à venir avec une question : une fois ces paroles recueillies, quelles décisions seront fermement prises et appliquées et dans quel délai ?