Hommes et chiffres

« Déclaration » : exposition d’art urbain sur la paix

Art. À l’occasion de la réouverture du Musée de la Reddition, la Ville de Reims organise une exposition au Cellier, avec la participation de dix artistes rémois interprétant le concept de « Paix ».

Lecture 4 min
Photo de Salle des Cartes du Musée de la Reddition
"Relief" œuvre collective dans une reconstitution de la Salle des Cartes du Musée de la Reddition, point de départ de l’idée de l’exposition. (Crédits : ND)

À l’occasion de la réouverture du Musée de la Reddition, la Ville de Reims organise une exposition au Cellier, avec la participation de dix artistes rémois (Céz Art ; Christine Sejean ; Iemza ; LGM-1 ; Manon Painteaux ; Mat x Zekky ; Levalet ; Kusek et Anaëlle Rambaud), interprétant le concept de « Paix ». « À partir de leurs imaginaires respectifs, figuratifs, textuels ou abstraits, leurs œuvres esquissent une iconographie nouvelle, vivante et plurielle de ce mot universel », explique Marion Grange, cheffe du développement au service culturel de la Ville et Commissaire de l’exposition « Déclaration », qui se déroule au Cellier jusqu’au 20 septembre. Le thème de la Paix, choisi en écho à celui de la guerre, est aussi une manière de faire entrer ce concept dans l’art populaire. « Si les images de guerre existent notamment dans les musées, l’iconographie de la paix, elle n’existe pas ou très peu », insiste-t-elle. C’est pourquoi le sous-sol du Cellier a été divisé en dix sections dont chaque artiste a pu prendre possession, en proposant sa propre interprétation, fidèle à son style et à sa technique.

Du refuge aux combattants ukrainiens...

Point central de l’exposition, une reconstitution de la Salle des Cartes du Musée de la Reddition, là où a été signé l’acte, le 7 mai 1945, mettant fin à la Seconde Guerre mondiale. « Toute l’histoire de l’exposition a commencé ici », poursuit Marion Grange. « Les artistes ont eu l’opportunité de visiter la salle des cartes alors qu’elle était encore en cours de restauration. Ils se sont appropriés cet espace, conscients de sa portée stratégique. En effet, selon leur échelle, leurs couleurs ou encore les informations qu’elles mettent en avant, les cartes traduisent toujours un certain point de vue sur la conduite de la guerre, mais aussi sur celle de la paix. »

L’œuvre présentée au Cellier s’intitule ainsi « Relief ». « Nous avons demandé aux artistes de travailler directement en relief sur cette carte et d’y apporter chacun leur propre vision, leur image et leur écriture de la paix. Toutes ces contributions se mêlent au sein d’une installation immersive grâce à un dispositif de mapping permettant de découvrir les artistes à l’œuvre. »

Christine Sejean, fidèle à sa technique de peintre en lettres a réalisé une œuvre autour des mots, Iemza, artiste dessinateur, au trait de crayon identifiable, a pour sa part imaginé un endroit « refuge », qui pourrait être celui d’une « paix intérieure ». « J’ai travaillé autour d’une représentation du paisible », glisse l’artiste. « On y trouve beaucoup de références à la science-fiction, à des romans graphiques que j’apprécie particulièrement, à des mondes imaginaires, parfois utopiques, parfois dystopiques. » Quant à Kusek, c’est avec la technique du pochoir qu’il a représenté, sur plusieurs toiles, des figures emblématiques de la paix où l’on trouve, aux côtés de Prix Nobel, des figures combattantes de l’actuel conflit Ukrainien notamment. « Je souhaitais montrer que la paix est souvent la conséquence de la guerre et que, pendant les conflits, de nombreuses personnes se battent précisément pour qu’un jour la paix soit possible. »

Pratique : Jusqu’au 20 septembre 2026 : Du mardi au dimanche de 14 à 18 heures et le samedi matin de 10 à 12 heures. Visite commentée gratuite sans réservation tous les samedis à 15 heures. Le Cellier – 4 bis rue de Mars, Reims. Entrée gratuite.

  • (Crédits : ND)
  • (Crédits : ND)
  • (Crédits : ND)
  • (Crédits : ND)
  • (Crédits : ND)
  • (Crédits : ND)
  • (Crédits : ND)