Cultiver « la positive attitude »
Conférence. « Devenez les ambassadeurs de l’optimisme », lance Jean-Philippe Ackermann en conclusion de sa conférence interactive « Pour réussir, dopez votre optimisme »
« Devenez les ambassadeurs de l’optimisme », lance Jean-Philippe Ackermann en conclusion de sa conférence interactive « Pour réussir, dopez votre optimisme ». Ouverte à tous par le Medef, elle a rencontré son public. Il faut dire qu’entre incertitudes économiques et conflits internationaux, après une instabilité politique et une loi de finances votée en février, les chefs d’entreprise avaient bien besoin d’une dose d’optimisme, chaque année ayant son lot d’obstacles à franchir.
Évoquant un parcours construit sur des opportunités et de la conviction, l’auteur du livre « Aussi fine soit la tranche, elle a toujours deux faces ! / Rebondir en toute sérénité » (édition Signe) a confié ses rituels, ses leitmotivs et ses croyances.
« J’ai la conviction du bonheur ! », confie-t-il. « Le bonheur est un choix, pas une conséquence ».
Parti de rien, il a su tenter sa chance au bon moment avec audace et surtout toujours en voyant le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide pour transformer ses essais en réussite. À 20 ans, il veut devenir chef d’entreprise avec juste un baccalauréat en poche. Il sera gérant d’un magasin d’articles de sport à 23 ans et se relèvera d’une faillite trois ans plus tard en intégrant un poste de commercial dans une mutuelle. Les départs en retraite lui font gravir les échelons de la hiérarchie. Il devient directeur commercial puis est nommé directeur général. Il manage alors 75 salariés. Pourtant la société qu’il dirige du haut de ses 27 ans est en mauvaise passe.
Les clés du bonheur
Alors, lui qui n’a ni diplôme ni expérience, se fixe un objectif. « Je veux que mes collaborateurs soient heureux au bureau. Alors, je les écoute. » Trois mois plus tard, il construit son plan de développement, met en place un intéressement, débranche la pointeuse de l’époque et travaille sur la liberté d’agir et la confiance. « Si mon salarié a besoin d’aller chez le médecin, il sait qu’il peut s’absenter. » Il cofonde ensuite sa société de conseil et devient conférencier. Le Covid qui devait anéantir son entreprise devient un levier incroyable. « C’est dans les plus grandes crises que se créent les plus belles réussites », confie-t-il. Lui et ses associés accompagneront 2 300 chefs d’entreprise pendant le confinement.
Jean-Philippe Ackermann présente la double lecture « avec le positif ou le négatif. Si je cherche les problèmes, je les trouve et je n’avance pas ». Il précise que « pour un chef d’entreprise, l’optimisme est une forme de confiance qu’on donne aux autres ». Le supplément d’âme qui emmène les équipes se traduit dans les résultats.
« + 37 % dans les ventes, + 31 % en productivité, + 23 % d’engagement, - 44 % de turn-over et -66 % d’absentéisme ». Partant de la pensée à l’action, l’optimisme doit être présent à toutes les étapes – émotion, énergie, action – pour atteindre un résultat. « Il faut se fixer un objectif et s’engager. Un objectif, c’est 100 %, on ne lâche rien dessus. » Ensuite, l’attitude mentale positive met en mouvement le processus qui facilite l’atteinte des objectifs et du résultat. « Il faut changer sa façon de penser. » Il faut sourire aussi. « La vie est un miroir. On ne récolte que ce qu’on donne. »