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130e année

Lancement de quatre nouveaux projets industriels prioritaires européens

Industrie. Des projets créateurs d’emploi sont sur la table.

Durant sa présidence du Conseil de l’Union européenne, la France veut lancer quatre nouveaux projets importants d’intérêt européen commun pour renforcer l’autonomie industrielle de l’Europe : la production et l’utilisation d’hydrogène, la production et la conception de semi-conducteurs, la santé et le stockage de données numériques. Lors de la conférence sur le renforcement de l’industrie européenne, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire a déclaré qu’« être autonome, c’est garder les emplois, les usines et la valeur chez soi ». Pour bâtir cette autonomie, la France durant sa présidence du Conseil de l’Union européenne en tend accélérer les projets importants d’intérêt européen commun baptisés « PIIEC ». Cet instrument, créé en 2014, permet sous réserve d’une approbation de la Commission européenne, le financement de projets par l’intermédiaire de subventions publiques destinées à aider les financements privés qui, ne pourraient seuls faire aboutir le projet.

À ce jour, trois projets d’ampleur ont été lancés. Le premier concerne le domaine de la microélectronique et doit aboutir cette année à la production de nouvelles générations de composants électroniques pour les besoins des marchés de l’automobile, des communications 5G, des objets connectés, de l’intelligence artificielle embarquée, de l’aérospatial et de la sécurité. Deux autres projets, portant sur les batteries électriques ont été approuvés et l’un d’entre eux permettra la production de cellules et modules de batteries automobiles dès la fin de 2023. Mais Paris veut aller plus loin en lançant quatre autres projets importants d’intérêt européen commun. L’un porte sur le développement d’une filière hydrogène pour la transition énergétique européenne.

Des projets qui souffrent de retard malgré l’urgence

Il comprend plus de 120 projets de 20 pays européens dont 15 Français pour construire des usines d’électrolyse et financer la décarbonation de certaines industries. La France soutient également un PIIEC dans la santé. Il vise à relocaliser la production de certains principes actifs stratégiques actuellement majoritairement produits en Asie pour renforcer la souveraineté sanitaire de l’Union européenne. Dans un troisième projet, la France avec le concours de 11 autres pays dont l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ambitionne de réduire la dépendance européenne aux acteurs étrangers tels que Google ou Apple en militant pour un PIIEC dans la conservation des données numériques.

Un second PIIEC dans le domaine des semi-conducteurs est aussi soutenu par Paris. Les domaines visés sont le développement de composants de calcul embarqué très basse consommation, les technologies de l’électronique de puissance indispensables à la décarbonation des trans ports et présentes dans les éoliennes, les technologies de communication pour la 5G et la 6G. Paris va faire en sorte d’accélérer les projets qui souffrent pourtant de retard malgré l’urgence de leur réalisation.

Rédaction GdM