Entreprises

Vers une CPME plus forte

Patronat. Réunie en assemblée générale, la confédération des petites et moyennes entreprises de l’Aube fixe la trajectoire.

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Photo de l'administration de la CPME
Les membres du conseil d’administration de la CPME (Crédits : MBP)

Avec une année défavorable à l’économie, un climat international tendu avec notamment le sujet des droits de douane, l’annexion du Groenland par les États-Unis et les conflits géopolitiques entre Ukraine et depuis quelques semaines le Moyen-Orient, les facteurs défavorables à l’économie s’amplifient. Pour Jean-Dominique Regazzoni, président de la CPME de l’Aube, « les PME sont souvent en première ligne et n’ont pas les mêmes marges de manoeuvre que les grands groupes ».

Depuis un an, la confédération est dotée d’un nouveau président national avec Amir Reza Tofigi, qui impulse une dynamique qui se ressent au niveau départemental. « La CPME doit porter haut et fort la voix des entrepreneurs patrimoniaux, des PME et TPE qui constituent l’ossature de notre économie », insiste le président face à ses 125 adhérents. « L’année 2025 aura été une année d’engagement, 2026 sera une année d’ambition avec une CPME plus forte. »

Se faire entendre

La confédération veut ainsi renforcer ses effectifs pour conforter sa légitimité à se faire entendre. « Chaque adhérent est une voix de plus pour défendre l’entreprise dans le débat public. » Avec 50 mandats départementaux, elle est également représentée dans les instances décisionnaires. Déjeuners avec des acteurs économiques ou politiques, afterworks et sessions de formation, les rendez-vous ponctuent l’année. Prônant la convivialité d’un lieu d’échanges et de partage d’expérience entre pairs, la CPME « a aussi une ambition politique au sens noble du terme. »

Pour l’année à venir, le mouvement veut continuer de défendre sa vision avec une fiscalité qui encourage l’investissement. La CPME souhaite aussi voir l’adaptation du droit du travail à la réalité des entreprises et de leur carnet de commandes et obtenir une simplification administrative. « Derrière chaque entreprise, il y a un chef d’entreprise qui prend des risques, qui crée des emplois et qui fait vivre un territoire. Ces hommes et ces femmes méritent d’être entendus et respectés ».