UIMM Aube : « Stop au concours Lépine de la taxation ! »
Industrie. La soirée de gala de l’UIMM aura été l’occasion pour Fabien Forgeot de dire son mécontentement face aux décisions politiques qui freinent le pays.
« Vous l’aurez remarqué, les représentants du pouvoir législatif ne sont pas représentés car ils n’ont pas été invités. Pourquoi ? Pour manifester notre mécontentement. Notre industrie brûle et leur regard se porte ailleurs. Depuis quelques mois, nous assistons au concours Lépine de la taxation. Stop ! » Pourtant, Fabien Forgeot, président du comité local de l’Aube de l’UIMM, croit aux projets industriels aubois, aux nouveaux EPR ou à Newcleo.
Évoquant la décarbonation des métiers, l’innovation et la production de valeur ajoutée, le président a foi en l’avenir de l’industrie. « Laissons-la tranquille, arrêtons de lui ajouter des contraintes qui la fragilisent par rapport à d’autres pays. Nous sommes sur une crise politique qui génère une crise économique. La France est complètement à l’arrêt par rapport à d’autres pays d’Europe qui ont tendance à redémarrer. Tous les secteurs sont en crise sauf l’aéronautique et l’armement », annonce-t-il lors de la soirée de gala du syndicat. En 2026, l’organisation patronale poursuivra sa mission pour développer les compétences, favoriser les transformations des entreprises et défendre les intérêts de ses adhérents.
Une image à revaloriser
Pour autant, il va falloir mobiliser les ressources pour attirer les jeunes vers l’industrie, « une voie exigeante, parfois difficile mais passionnante », commente Romain Dubal, directeur du Pôle formation de l’UIMM Champagne-Ardenne lors de la table ronde « Comment motiver la jeunesse à s’orienter vers l’industrie en temps de crise ? », qui a rassemblé élus, collectivités et entreprises.
Quant à l’image de l’industrie, encore en souffrance avec son lot de clichés, elle se doit d’être revalorisée par tous les acteurs, dont les collectivités. Bertrand Chevalier évoquant le marketing industriel pour le savoir-faire et le marketing territorial pour l’attirer tant les compétences que les entreprises. Pascal Courtade a ainsi réaffirmé la réindustrialisation de la France comme une priorité de l’État. « Cela n’a pas toujours été le cas. En 2024, la France était la terre la plus attractive d’Europe et en 2022, pas moins de 1 000 usines ont été agrandies ou créées. » L’industrie représente 15 % des emplois dans l’Aube. « L’industrie c’est concret. Le défi technologique est éminemment galvanisant. Malgré un contexte pas toujours rose, il y a un bel avenir pour l’industrie en France et dans l’Aube ».