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SIA : L’Aube et la Marne voient grand

Agriculture. Troisième participation auboise du Département et de la Chambre d’agriculture de l’Aube au salon international de l’Agriculture.

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Un code de marque Canaille
Les agriculteurs et agricultrices se retrouvent autour d’un code de marque « canaille ». (Crédits : MBP)

Vingt-trois producteurs aubois vont se relayer sur le stand aubois du salon de l’agriculture de Paris du 21 février au 1er mars. Si le salon s’annonce un peu particulier sans la présence de bovins, les producteurs aubois comptent bien se faire remarquer, fédérés autour du code de marque « canaille » et plein d’humour impulsé par le Conseil Départemental via Aube en Champagne Attractivité. L’Aube espère bien séduire les Franciliens et avec beaucoup de liquide et les convaincre de venir sur le territoire pour leurs escapades gourmandes. « Canaille, cela veut dire que si l’on aime la bonne chair, qu’on aime rigoler, cela veut dire qu’on a une destination avec des hommes et des femmes sympas et qui sourient. C’est un stand pétillant qui va attirer beaucoup de monde pour qu’ils viennent sillonner notre département », précise Valéry Denis, conseiller départemental.

Alors, la brasserie Thibord, le syndicat du cidre et du jus de pomme du Pays d’Othe, le whisky de Soligny, la distillerie Saint-Loup et les vignerons du collectif de la Route du Champagne entendent bien fêter l’agriculture comme il se doit avec une offre gastronomique complétée par l’Escargotière des Lacs, les fromages de Malice et Fromage Blanc, le miel de Sainfolia, le syndicat de défense du chaource, la choucroute Laurent, les pommes de terre de Culture Pom et le traiteur Maison Branche. Autant d’acteurs regroupés dans le hall 7 sur le stand de 56 m² ouvert des quatre côtés.

Le temps fort de l’aube le 24 février

Conçu pour la première participation auboise au SIA de 2024, le stand est ainsi réutilisé et amélioré chaque année pour répondre aux contraintes du salon qui attend 60 000 visiteurs sur neuf jours. Pour autant, le salon affiche sa particularité cette année avec l’absence des bovins qui accueillaient les visiteurs et la fréquentation pourrait en être impactée. « J’espère que nous aurons autant de visiteurs car le fait qu’il n’y ait plus de bovins est un manque de repères dans le hall 1 qui les accueillait. C’est un passage incontournable dans le salon, je ne sais pas ce que les organisateurs ont prévu pour combler ce vide », s’inquiète Alain Boulard, président de la chambre d’agriculture de l’Aube. Pour autant, les acteurs du territoire ont d’ores et déjà prévu de créer l’événement sur la durée du salon le 24 février avec la demi-journée Aube autour d’animations gustatives, d’un cookshow et du Quizz de l’Aube qui précéderont l’inauguration officielle du stand. Si les Ardennes ont jeté l’éponge cette année, les autres départements du Grand-Est entendent bien se faire remarquer avec 64 stands sur 1 500 m2. L’accès aux producteurs locaux aubois au salon de l’agriculture est possible grâce au financement du Conseil départemental qui prend en charge l’investissement de 75 000 € pour permettre au savoir-faire aubois d’encanailler Paris et aux acteurs du tourisme d’en percevoir les retombées.