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130e année

Mon Logis s’affiche dans le métro pour recruter

Emploi. Pour faire face aux difficultés de recrutement, les entreprises mettent en place de nouvelles stratégies.

À la station Châtelet du métro parisien, traversée par 750 000 voyageurs chaque jour, la campagne de recrutement de Mon Logis était très visible. DR

Dans le contexte actuel des difficultés de recrutement, il faut sortir des sentiers battus. C’est ce qu’a décidé de faire Mon Logis en allant « chasser » les nouveaux talents à Paris, de manière particulièrement visible. Durant un mois, 200 affiches, en particulier dans les stations de métro parisiennes les plus fréquentées, ont indiqué aux passagers qu’ils se trouvaient à 1h30 de leur avenir.

Un QR code permettant d’avoir plus de détails sur cette proposition étonnante qui était suivie par une autre, sous la forme d’un job dating organisé à la mi-février pendant trois journées dans un local parisien aménagé aux couleurs du bailleurs social aubois. « Nous avons également diffusé des vidéos sur les réseaux sociaux dans lesquelles ce sont des salariés de Mon Logis eux-mêmes qui donnent leurs arguments pour convaincre de venir travailler chez nous », précise Mickaël Collet, responsable communication de Mon Logis.

Au total, 17 salariés volontaires ont joué le jeu afin de tenter de convaincre de futurs collègues. « Nous avons plusieurs postes à pourvoir immédiatement et d’autres en perspective et il nous faut également pouvoir disposer d’un vivier de candidats disposant de diplômes et d’expériences adaptées à nos besoins », poursuit-il. C’est d’ailleurs dans cet objectif qu’une campagne d’affichage a eu lieu, en même temps, dans de grandes écoles parisiennes telles que l’ESTP Paris, Ponts & Chaussées et l’École des Mines.

Surprendre pour se démarquer

Au passage, Mon Logis, qui compte 140 collaborateurs et gère plus de 13 000 logements dans l’Aube, la Haute-Marne, la Marne, la Côte d’Or, l’Yonne et la Seine-et-Marne, travaille sur sa « marque employeur ». Une notion qui prend de plus en plus d’importance à l’heure où les candidats potentiels sont de plus en plus sensibles au bien-être en entreprise et au sens de leur travail. D’autre part, la crise sanitaire a aussi fait bouger les lignes. Les Parisiens semblent davantage enclins à quitter la capitale, et à l’inverse, les possibilités de télétravail ont élargi leurs horizons, surtout à 1h30 de Paris. « De toute façon, dans un contexte où recruter est devenu plus difficile et plus cher, il faut surprendre pour se démarquer », conclut Mickaël Collet. C’est chose faite pour Mon Logis.

Laurent Locurcio