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Medef 08 : « le temps n’est plus à la prudence, il est à l’offensive »

Patronat. Les membres du Medef 08 ont renouvelé leur confiance à Thierry Ducoffe qui a été réélu pour un mandat de trois ans à la tête du syndicat regroupant les dirigeants des PME et ETI du territoire des Ardennes.

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Photo de Thierry Ducoffe et Arnaud Florentin
Le président du Medef, Thierry Ducoffe (à droite), à côté du Rémois Arnaud Florentin. (Crédits : PR)

Le Medef Ardennes rassemble trois grandes catégories d’adhérents. La première regroupe les organisations professionnelles de différentes branches, parmi lesquelles l’UIMM, le BTP, la FNTR et la FNTV, l’UMIH 08, ainsi que les syndicats des fondeurs et des pharmaciens. La deuxième réunit les entreprises adhérant directement au Medef ou issues d’autres secteurs que la métallurgie, comme la plasturgie et le textile. Enfin, la troisième rassemble des entreprises de la grande distribution et des services à la personne.

Cette diversité, qui représente au total quelque 900 entreprises dans le département, a conduit le Medef Ardennes à adapter son organisation. Lors de sa récente assemblée statutaire, il a ainsi adopté une réforme de ses statuts afin de mettre en place une gouvernance plus représentative de la variété de ses adhérents. Cette volonté se traduit dans la composition du conseil d’administration comme dans celle du bureau.

Présidé par Thierry Ducoffe (TD Conseil et Management), le bureau compte plusieurs vice-présidents : Samuel Deglaire (FFB 08), Patrice Labory (FNTR/FNTV), Loïc Gobé (GO HOME Service), Olivier Giot (AFS) et Aurore Iwanciv (UMIH 08). Jérôme Boiteux (Intermarché) en assure le secrétariat, tandis que Thierry Collet (CEVA Technologie) occupe les fonctions de trésorier.

Une conjoncture économique toujours tendue

« Ces deux dernières années ont confirmé ce que nous pressentions déjà : la conjoncture économique est plus que tendue, insiste Thierry Ducoffe. L’activité est restée bridée, les marges des entreprises se sont resserrées, l’investissement a fléchi dans de nombreux secteurs. Et l’emploi lui-même a reculé, sous l’effet d’une hausse préoccupante des défaillances d’entreprises. Cette dégradation s’inscrit dans un contexte national que chacun d’entre nous connaît : des finances publiques hors de contrôle, une crise politique qui s’éternise, un déficit qui explose sans que la dépense ne soit jamais réellement maîtrisée. »

Dans ce contexte exigeant, le Medef Ardennes entend poursuivre sa mission première : défendre activement les entreprises du territoire et renforcer son engagement en faveur de leurs intérêts, notamment en se mobilisant contre la hausse du versement mobilité à Ardenne Métropole, contre l’écotaxe poids lourds, et en étant en alerte constante sur la dérive du déficit public. « On ne le résorbera pas en plombant notre économie, en taxant et en imposant toujours plus les entreprises et les contribuables... C’est totalement contreproductif ! », estime le président du Medef 08.

L’organisation patronale souhaite également consolider son ancrage local en maintenant ses actions de conseil en droit social et en organisant, avec la Caisse nationale de l’assurance maladie, deux sessions de formation consacrées à la sécurité au travail. Autre priorité portée de longue date par le Medef Ardennes : renforcer les liens entre le monde de l’entreprise et la jeunesse. « L’opération “Les Boss retournent à la cantine” et notre contribution au dispositif “mini-entreprises” ont permis de tisser des liens entre le monde économique et les jeunes Ardennais », se félicite Thierry Ducoffe.

« S’engager dans les mandats, c’est peser sur des décisions »

Le Medef a par ailleurs signé, début septembre, une convention de partenariat avec l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), pour un rapprochement durable entre le monde universitaire et les entreprises ardennaises.

Résolument offensif, Thierry Ducoffe a dit avec conviction que « s’engager dans un mandat patronal (Conseil des Prud’hommes, Ardennes Santé au Travail ou encore l’URSSAF), c’est peser sur des décisions qui concernent directement les entreprises. Ne pas s’engager, c’est laisser d’autres décider à notre place. »

Après cette assemblée, Arnaud Florentin, 47 ans, économiste rémois spécialisé en intelligence économique territoriale, s’est appuyé sur des exemples concrets tirés du territoire ardennais pour montrer comment anticiper les mutations économiques, aider les entreprises à gagner en compétitivité mais aussi sécuriser leurs implantations et saisir de nouvelles opportunités de développement. Un regard neuf sur la façon dont « les entreprises et territoires peuvent, ensemble, performer en saisissant de nouvelles opportunités de développement ».