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130e année

LogiPlace a déjà conquis une centaine de communes

Numérique. La start-up auboise qui propose un logiciel de gestion assistée des cimetières fait partie de la nouvelle promotion de Scal’E-Nov.

L’équipe commerciale de LogiPlace participe aux salons des collectivités pour faire connaître le logiciel de gestion de cimetières. DR

Pour la start-up troyenne LogiPlace l’année commence sous les meilleurs auspices. « Effectivement, nous venons d’intégrer la nouvelle promotion de Scal’E-Nov, l’accélérateur du Grand Est, ce qui va nous permettre de bénéficier d’un accompagnement en vue de nous faire grandir rapidement », se félicite Loïc Voluer, fondateur de l’entreprise basée à la Technopole de l’Aube. Ce juriste de formation a bien l’intention de permettre aux communes de toutes tailles d’entrer pleinement dans la transition numérique.

« Il faut bien reconnaître que la gestion du cimetière communal est le parent pauvre de la transition numérique », reconnaît-il. Dans bon nombre de communes, en particulier les plus modestes, cette gestion n’est pas du tout informatisée, engendrant retards, risques d’erreurs et autres difficultés. « Nous avons développé le logiciel Logicim pour véritablement accompagner et assister les élus et les secrétaires de mairie dans cette gestion grâce à l’outil informatique qui assure en même temps l’assistance juridique réglementaire », poursuit Loïc Voluer.

Gestion et information

Son logiciel de gestion des cimetières Logicim a déjà fait la preuve de son intérêt pour les collectivités. « Nous comptons déjà près d’une centaine de communes utilisatrices, dont la taille moyenne tourne autour d’un millier d’habitants », explique-t-il. Un beau succès déjà alors que la crise sanitaire avec l’annulation des salons n’a pas été propice. Mais la satisfaction des utilisateurs et le bouche-à-oreille ont permis à la jeune société de se développer. « En septembre dernier nous avons recruté trois collaborateurs et il y a aura des embauches en 2022 », promet le chef d’entreprise.

La jeune équipe qui compte aujourd’hui sept personnes est appelée à s’étoffer. L’offre s’est aussi adaptée et LogiPlace aide aujourd’hui les communes à numériser les documents relatifs à leur cimetière. En tout cas, le système fonctionne et reste accessible à toutes les communes avec un paiement en fonction du nombre d’emplacements. « Notre plus petite commune compte une cinquantaine d’emplacements et les plus importantes, plusieurs milliers », fait-il remarquer. En outre, les aides dont les communes peuvent bénéficier au titre de la transition numérique s’appliquent aussi à la gestion de leur cimetière. Pour aller plus loin, Logicim va se doter d’un « portail citoyen » permettant aux habitants de connaître la localisation des emplacements ou encore les formalités à accomplir.

Les communes pourront ainsi gérer leur cimetière et en même temps donner des informations à leurs administrés. Au cours de cette année remplie de projets, la jeune entreprise, forte de ses premières références, va aussi répondre aux appels d’offres de communes de plus grande taille. LogiPlace voit plus grand et vient de tripler sa surface de bureaux en déménageant dans l’hôtel d’entreprises de la Technopole. Un chemin que l’entreprise a parcouru seule, avec l’appui de partenaires bancaires et en se finançant grâce au chiffre d’affaires généré. Rien n’empêche cependant que des investisseurs viennent participer à l’avenir à une levée de fonds, afin que Logicim devienne plus rapidement « le logiciel de référence dans la gestion assistée des cimetières ».

Laurent Locurcio