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130e année

Les entreprises éprouvent toujours des difficultés de recrutement

Patronat. La CPME de l’Aube a tenu son assemblée générale au Troyes Fois Plus pour faire le point sur ses activités.

Le président de la CPME de l’Aube, Jean-Dominique Regazzoni, voudrait que la thématique des TPE et PME soit davantage prise en compte dans le débat électoral présidentiel. Laurent Locurcio

La vie de chef d’entreprise n’est décidément pas un long fleuve tranquille, et le président de la CPME de l’Aube le rappelle à chaque occasion. « La crise sanitaire s’estompe à peine et nous devons déjà faire face aux conséquences économiques de ce qui se passe en Ukraine », commente Jean-Dominique Regazzoni face aux adhérents de l’organisation patronale auboise réunis en assemblée générale. Une actualité internationale qui éclipse quelque peu le scrutin présidentiel. « Ce sont nos TPE et PME qui créent les emplois et les richesses et il faudrait remettre au centre du débat électoral nos entreprises et notre économie », poursuit le président qui en est à son troisième mandat.

Malgré une année 2021 au cours de laquelle la CPME 10 aura été contrainte d’organiser moins d’évènements par la force des choses, le nombre d’entreprises adhérentes est en augmentation. Elles sont aujourd’hui près de 90 et la CPME n’entend pas s’arrêter là. « Tout au long de la crise sanitaire, nous avons répondu aux nombreux questionnements de beaucoup d’entreprises qui suite aux services rendus ont décidé d’adhérer », explique le président de la CPME de l’Aube. Cette année, l’assouplissement des règles sanitaires va permettre à l’organisation patronale de planifier davantage de manifestations, telles que les visites et rencontres d’entreprise, ou encore la remise des Trophées de la CPME 10, prévue cette année le 1er décembre prochain.

Le recrutement toujours difficile

Au cours de l’année écoulée, l’activité a cependant été intense, notamment sur le plan du conseil et de l’information aux entreprises ou encore l’organisation de formations. En matière de représentation auprès des diverses instances, l’exercice cumulé de tous ces mandats s’élève à 2 444 heures de travail et de présence.

Jean-Dominique Regazzoni évoque aussi sans détour le paradoxe entre un taux de chômage qui reste élevé et les difficultés croissantes des entreprises auboises à recruter au moment où l’activité économique connaît une embellie. « L’explication réside dans le fait qu’il n’y a pas beaucoup de différence sur le plan financier entre rester chez soi ou prendre sa voiture pour aller travailler tous les jours, surtout quand le prix du carburant s’envole », constate-t-il.

« Pour les emplois de cadres, les difficultés de recrutement existent aussi, et il faudrait que Troyes soit davantage attractive, ce qu’on peut espérer avec l’électrification de la ligne 4 », analyse Jean-Dominique Regazzoni. Pour trouver une solution à toutes ces difficultés d’embauche, des entreprises se sont tournées vers la formation dans leurs propres ateliers. « Pour citer un exemple que je connais bien, chez EMO, nous avons lancé un groupe de formation de 12 personnes pour répondre à nos besoins », poursuit le président de la CPME, à la tête d’un groupe composé d’une entreprise de confection – EMO, 85 salariés – et d’une teinturerie, la Sotratex comptant 16 collaborateurs.

Laurent Locurcio