Entreprises

Les enjeux de l’accompagnement du dirigeant

Entrepreneuriat. On a coutume de dire que le dirigeant est seul. Seul face à ses décisions, seul pour développer son entreprise et seul pour redresser la barre quand la situation est délicate. Bras Droit des Dirigeants propose pourtant un accompagnement dédié spécifiquement au chef d’entreprise, quand il en a le plus besoin, lors d’une reprise ou d’un changement d’échelle.

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(Crédits : Shutterstock)

Experts de leur métier, les chefs d’entreprise s’attèlent, une fois celle-ci créée, à la développer, la faire grandir et générer de la croissance. Embauches, carnet de commandes qui se remplit, nouveaux enjeux… Seulement à un moment, ils arrivent toujours à un palier, confrontés soit à conserver un rythme de croisière – ce qui sur le long terme s’avère rarement payant – soit à un changer d’échelle. C’est précisément à ce moment qu’intervient Damien Faisandier, Directeur général externalisé en temps partagé au sein du groupe Bras Droit des Dirigeants. Une fonction plus compliquée dans la dénomination que dans son application concrète. « Ma fonction est un peu particulière, parce que j’interviens en tant que Directeur général aux côtés du dirigeant. Je vais l’accompagner dans le pilotage global de son entreprise. Mettre en œuvre les actions et les moyens de la croissance, et permettre au dirigeant de se consacrer à son expertise métier », explique celui qui a passé 18 ans dans la grande distribution, « une incroyable école ».

« Je n’ai pas de bureau à distance, je vais dans l’entreprise pour mettre en place des rituels de pilotage, des comités de direction, faire les rendez-vous avec les avocats, les experts-comptables, les prestataires… Je prends une partie des fonctions sur des choses sur lesquelles le dirigeant n’a pas envie ou le temps d’aller. Tout se fait en parfaite coordination avec lui. » L’objectif est qu’à terme, le chef d’entreprise devienne autonome. Ainsi, la majorité des missions durent au minimum un an, à raison de quelques jours par semaine dans l’entreprise, à l’inverse d’un manager de transition, présent le plus souvent, cinq jours sur sept, pendant un laps de temps plus court.

Gagner du temps

Photo de Damien Faisandier
Damien Faisandier, Directeur général en temps partagé au sein de Bras Droit des Dirigeants. (Crédits : DR)

Par son intervention, un des objectifs de Damien Faisandier va être de faire gagner du temps au dirigeant. Ce dernier constate en effet, qu’avec la nouvelle génération de chefs d’entreprise, ceux-ci revoient de plus en plus leurs priorités. « Dans majorité des entreprises, le besoin va être de simplifier les process, pouvoir compter sur des gens, se dégager du temps. » Savoir s’appuyer sur les bonnes personnes devient donc indispensable. « Le chef d’entreprise ne doit pas tout gérer. On identifie des middle managers, on les fait monter en compétence. On regarde les fiches de poste, les responsabilités, les salaires. Puis on leur donne des responsabilités managériales : transmettre l’information à leurs équipes et faire remonter l’information au dirigeant, de manière ritualisée. » Une méthode proche de la méthode militaire, qui s’appuie sur le fait de savoir qui est à sa place et ce qu’il doit faire au bon moment. Le Directeur général externalisé doit pour cela rapidement s’acculturer à l’entreprise et établir un lien de confiance très étroit avec le dirigeant accompagné. « Je travaille aussi bien avec des bureaux d’études en ingénierie qu’avec une entreprise qui fait du cardio-médical ou encore pour un cabinet d’architecte. Peu importe le milieu. Les entreprises fonctionnent toutes de la même façon », insiste Damien Faisandier qui fait valoir une méthode qui s’adapte à tous les types de structures.

« Dans toutes les entreprises, on retrouve les mêmes axes de pilotage : l’humain, les clients, les actifs. Ce sont des invariants. On structure la communication autour de ces piliers. » Car si lui fait de l’accompagnement du DG, à Bras Droit des Dirigeants, d’autres intervenants vont être spécialisés en RH ou en Direction commerciale. « Il nous arrive d’ailleurs de travailler ensemble, au sein d’une même entreprise. » Un cas de figure qui s’opère pour des sociétés de type PME, avec déjà un organigramme structuré. Cette méthode a pour objectif d’impliquer tout le personnel. « Aujourd’hui, ce que je mets en place, c’est de la transparence. J’explique aux salariés comment fonctionne les finances de l’entreprise. On n’est pas des copains, mais on est tous dans le même bateau. Ça facilite la conduite du changement et évite les oppositions naturelles. » Une manière de faire apprise chez Carrefour, « notamment dans la gestion du changement avec les syndicats. C’est la même recette : montrer l’exemple, être là, expliquer et impliquer », insiste Damien Faisandier qui rappelle que « la charge mentale du dirigeant est énorme ». Et s’il emploie ce vocabulaire, ce n’est pas un hasard car, comme un psychothérapeute, son intervention va forcer le dirigeant à activer des leviers qu’il n’estimait peut-être pas naturels jusque-là. Exemple avec la constitution d’un dossier pour une levée de fonds par exemple. « Une levée de fonds, c’est extrêmement complexe. Les partenaires bancaires ont besoin de comprendre l’histoire, pas seulement les chiffres. Les chiffres, ils savent les analyser. Mais comprendre ce que veut faire le dirigeant, comment il va le faire, avec quels moyens, ça, c’est moi qui aide à l’écrire. » La méthode a fait ses preuves puisque les dirigeants viennent aujourd’hui le chercher pour la transmission de leur entreprise, en ayant conscience qu’ils n’ont peut-être pas toujours tout bien fait, et ainsi, aider celui qui reprend les rênes à réussir dans les meilleures conditions.