Entreprises

Le tourisme dans le Grand Est en baisse pour la 2e année consécutive

Tourisme. Composé d’une fréquentation stable des étrangers et en baisse des nationaux, le bilan du tourisme dans le Grand Est affiche une baisse globale de 2% pour ses nuitées 2025, après la même baisse en 2024.

Lecture 4 min
L’augmentation du chiffre d’affaires de 3% sur un an s’explique par une hausse des prix quand le taux d’occupation reste stable à 64%. (Crédits : GD)

Dans son bilan du tourisme 2025, l’Agence Régionale du Tourisme Grand Est note en synthèse : « Une année en léger retrait, tirée vers le bas par la clientèle française ». Les 86 millions de nuitées révèlent une baisse de 2% sur 2024, succédant à la même sur 2023, avec cette fois-ci un décrochage de 5% de la fréquentation française.

Dans l’ensemble des nuitées, l’Allemagne demeure en tête, les Pays-Bas et la Belgique reculent et les clientèles lointaines, comme les USA et la Chine, progressent. La dynamique internationale est marquée par une hausse, entre 3 et 5%, des achats sur place. Par type d’hébergement, l’hôtellerie connaît une augmentation de son chiffre d’affaires, avec un taux d’occupation stable de 64% et des tarifs en hausse, le marché des locations, du type AirBnB, cumule près de 2 millions de réservations, en hausse de 10%.

Moins de visiteurs nationaux et autant d’étrangers

Le marché des nuitées, hôtels et locations, pour un total de 86,4 millions, se décompose en 37,5 millions pour la clientèle étrangère, 34,2 millions pour la clientèle française et 14,7 millions pour la clientèle du Grand Est. Si la clientèle étrangère est stable en 2025, elle recule de 2% pour les visiteurs nationaux et de 5% pour les régionaux. Au global, les nuitées françaises reculent de 3% dans le Grand Est.

Ce constat est valable dans quasiment toutes les autres destinations régionales françaises, à l’exception de la stabilité constatée pour la Bourgogne-Franche-Comté, la Bretagne et le Centre-Val de Loire.

La clientèle étrangère est composée à 83% de visiteurs de l’Union Européenne, ces derniers en baisse de 3% et 17% d’autres pays, en hausse eux de 8%. Par origine, l’Allemagne, premier client du tourisme régional, marque le pas. Les baisses des nuitées viennent des Pays-Bas (-10%), de la Belgique (-8%) et de l’Italie (-2%), les hausses de la Chine (+20%), des États-Unis (+8%), de la Suisse (+5%), de l’Espagne (+3%) et du Royaume-Uni (+2%).

Hausse de 3% du chiffre d’affaires de l’hôtellerie

L’augmentation du chiffre d’affaires de 3% sur un an s’explique par une hausse des prix quand le taux d’occupation reste stable à 64%. Les hôtels milieu et haut de gamme affichent les meilleures rentabilités. Le segment des établissements économiques enregistre un recul du taux d’occupation et un chiffre d’affaires stables.

Strasbourg, Colmar et Reims figurent parmi les marchés les plus performants, à l’inverse de Metz, Nancy, Epinal et Troyes, des villes qui subissent des baisses d’activité.

La moyenne de 64% du taux d’occupation prend en compte deux extrêmes : 60 à 64% pour les gammes super économique et économique, 68 à 71% pour la gamme moyenne et le haut de gamme. Le taux d’occupation gagne deux points pour cette dernière. Le revenu moyen par chambre va de 34 à 161 euros. Il est stable dans les deux premières catégories, en augmentation de 4% pour le moyen de gamme et de 7% pour le haut de gamme.

Géographiquement, le revenu moyen par chambre va de 40 euros à Saint-Dizier à 78 euros à Strasbourg, en passant par les 76 euros de Colmar et les 68 euros de Reims.