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130e année

Le réseau Influencers se lance dans l’Aube et la Haute-Marne

Développement. Ce mouvement international de chefs d’entreprise propose une méthodologie et des outils pour le développement personnel et l’activité économique.

Les responsables aubois et haut-marnais de trois premiers cercles d’Influencers lancés. Laurent Locurcio

Donner du sens, coconstruire, changer les paradigmes, autant d’expressions qui reviennent souvent dans les propos de ceux qui lancent le mouvement « Influencers » en France. Dans la région, c’est un dirigeant d’entreprise bien connu, Lucien Bonenfant, qui en est le référent pour l’Aube et la Haute-Marne. « Nous devons changer de paradigme car la société et l’entreprise évoluent, la crise sanitaire ayant accéléré aussi les évolutions », constate-t-il.

« Pour que le climat de confiance soit instauré, l’entrée dans un cercle se fait par cooptation »

C’est justement l’objectif du mouvement des Influencers, lancé en Espagne et qui se déploie aujourd’hui en France. Décliné en cercles rassemblant chacun 15 chefs d’entreprise de toutes tailles et de tous secteurs d’activité, qui sont autant de leaders d’influence se mettant au service de chacun. « Il y a toute une méthodologie et des outils pour permettre d’évoluer dans son management, son projet d’entreprise mais aussi sur le plan personnel », précise Marie-Béatrice Turpin, l’une des « inspiratrices » chargées de mettre en mouvement l’un des trois cercles actuels. Le second cercle aubois étant animé par Emmanuelle Formentelli et celui de la Haute-Marne par Delphine Descorne-Jeanny.

La force de l’intelligence collective

Ce nouveau réseau de dirigeants joue la carte de l’originalité. « Ce n’est pas du tout un réseau d’affaires comme il en existe par ailleurs, un cercle est un lieu à part où chaque chef d’entreprise travaille pour le groupe, la base c’est l’intelligence collective au service du co-développement », analyse Emmanuelle Formentelli. Exemple concret avec le focus, un atelier au cours duquel tous les autres membres répartis en sous-groupes partagent leurs expériences et leurs idées pour aider un membre du cercle à développer son entreprise. Des indicateurs et des outils de suivi permettent ensuite de mesurer les progrès. Autre formule, des réunions organisées à raison d’une journée par mois, les ateliers de co-construction. Là aussi, il s’agit de réfléchir en amont pour être aussitôt dans l’opérationnel.

C’est ainsi qu’un expert, spécialiste d’une thématique choisie par les membres du cercle, vient travailler avec eux pour réaliser des applications concrètes. Un système qui fonctionne sur la bienveillance, la confidentialité mais aussi la convivialité. « Pour que le climat de confiance soit instauré, l’entrée dans un cercle se fait par cooptation », rappelle Lucien Bonenfant. Entreprendre, codévelopper et impacter figurent parmi les raisons d’être du mouvement. Bien sûr, l’entreprise est au centre mais le développement personnel de son dirigeant l’est tout autant, l’objectif étant « l’accompagnement de leaders inspirants souhaitant développer leur rayonnement et leur influence positive au service d’une société respectueuse et humaniste ».

Des préoccupations dans l’air du temps au moment où les jeunes générations entrant dans le monde du travail privilégient des entreprises donnant du sens à leur emploi. Pour y parvenir, Influencers compte sur la méthodologie mise au point et sur les formations régulièrement dispensées aux animatrices des cercles qui sont elles aussi à la tête d’entreprises.

Laurent Locurcio