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Le réacteur n°2 de Chooz stoppé en raison de la canicule

Énergie. En raison de la répétition d’épisodes caniculaires, EDF a annoncé que trois réacteurs nucléaires, situés au bord de fleuves, dont celui de Chooz (Ardennes) sont à l’arrêt depuis le 12 juillet.

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Centrale de Chooz
(Crédits : EDF)

Au cœur de la canicule, EDFa été contraint d’adapter la production de plusieurs réacteurs nucléaires. « À cause des conditions climatiques et pour respecter les arrêtés sur les rejets, et donc l’environnement, les réacteurs n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne), n°3 à Bugey (Ain) et n°2 à Chooz (Ardennes), sont arrêtés », a ainsi expliqué l’exploitant.

Des adaptations de puissance touchent aussi les réacteurs n°1 et 2 à Saint-Alban (Isère), n°1 et 3 dans la centrale du Blayais (Gironde), n°4 et 5 à Bugey, n°1 à Chooz et n°3 à Tricastin (Drôme) qui produisent ainsi à puissance réduite. Ces baisses de charge permettent malgré tout de maintenir l’exploitation tout en limitant l’échauffement des milieux aquatiques.

L’unité numéro 2 de Chooz avait déjà été arrêtée préventivement dès le 11 juillet après une baisse du débit de la Meuse à 21,3 m³/s, tout en précisant que 6,3 m³/s suffisent à la sûreté des installations et donc au refroidissement des réacteurs du site.

Ces arrêts illustrent la situation du parc nucléaire français qui compte 57 réacteurs nucléaires, assurant quelque 70 % de sa production d’électricité. Tous sont installés au bord d’un fleuve ou de la mer pour permettre le refroidissement des installations. En vue de limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques provoqués par la chaleur de l’eau rejetée par les centrales, l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) fixe pour chaque site des limites de température de l’eau, qui obligent EDF à baisser dans certaines circonstances le niveau d’activité de ses centrales nucléaires. Toute vague de chaleur, comme celle qui a commencé le 4 juillet en France, aboutit donc à réduire la production d’électricité.