Entreprises

Le mandataire CPME, porte-parole des entreprises dans les instances

Entreprises. La confédération lance un appel à ses adhérents pour s’engager dans des mandats de représentation.

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Photo de Daniel Puigmal
Daniel Puigmal, président la CAF de l’Aube, explique le rôle des mandataires élus pour quatre ans à la CAF ou à la CPAM. (Crédits : MBP)

Économie, juridique ou social, une quarantaine de mandats sont confiés aux chefs d’entreprise pour représenter la CPMEet porter la voix des entrepreneurs dans les instances. La CPME de l’Aube, qui lance un appel à candidatures pour renouveler ses mandats dans les différentes instances de décision, a organisé une soirée d’information et de sensibilisation destinée aux entrepreneurs. Que ce soit au tribunal de commerce, au conseil des prud’hommes, au pôle social à l’URSSAF, à la CAF, à la CPAM ou dans des organismes consulaires comme la chambre de commerce et d’industrie, les mandataires participent à la défense des intérêts des entreprises en portant leurs valeurs.

« Nous sommes là pour représenter les entrepreneurs », explique Jean-Dominique Regazzoni, président de la CPME de l’Aube, aux adhérents pour susciter les vocations. « Et nous défendons ce qui est défendable ! » Avec des engagements plus ou moins chronophages selon l’implication du mandataire et sa participation à des commissions sous-jacentes, les mandats apportent avant tout une expérience humaine enrichissante. Indemnisés ou non, les mandataires interviennent lors des procédures prud’homales, accompagnent les entreprises en difficulté au tribunal de commerce, ou leur développement dans le cadre de la chambre de commerce et d’industrie. Côté social, la CPME est représentée à la caisse d’allocations familiales ou à la caisse d’assurance maladie. « À la CAF, nous sommes tous administrateurs, et tous là pour le bien collectif », complète Daniel Puigmal, président de la CAF de l’Aube.

Formation et bon sens

Désignés pour plusieurs années, les mandataires bénéficient d’un programme de formation avec un parcours obligatoire selon leurs attributions. Les candidats à la mandature sont validés tout d’abord par la CPME nationale puis par arrêté préfectoral pour certains, par le président de la cour d’appel pour le pôle social ou élus par leurs pairs selon les entités. « Même si on ne maîtrise pas le droit, on a l’esprit commerçant et la connaissance », explique Thierry Deltour, ancien juge du tribunal de commerce. « Nous avons notre libre arbitre et c’est notre force. » Des mandats de représentation expliqués aux adhérents par des mandataires en fonction pour les rassurer et les motiver. Par ailleurs, la CPME nationale travaille sur une base de données établie avec l’intelligence artificielle pour soutenir les adhérents qui s’engagent dans une représentation. L’outil permettra aux mandataires d’interroger le système et d’obtenir les réponses qu’ils attendent, assorties d’éléments de langage selon la situation évoquée.