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Le groupement hospitalier signe pour l’emploi inclusif

Emploi. Le groupement hospitalier de territoire de l’Aube et du Sézannais renouvelle sa convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP).

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Signature de la convention pour l'inclusion au Centre hospitalier de Troyes
La signature de la convention pour l’inclusion au Centre hospitalier de Troyes avec les parties prenantes. (Crédits : MBP)

311 professionnels du Groupement hospitalier de territoire de l’Aube et du Sézannais (GHT) sont concernés par les actions cofinancées via la convention avec les FIPHFP, établissement public géré par la Caisse des Dépôts. Sur la période 2022/25, elle a permis 130 adaptations de poste, 111 recrutements et six apprentissages. Le taux de 7,4 % des effectifs de personnes en situation de handicap employées au GHT dépasse ainsi le taux réglementaire de 6 %. Et, comme le précise Damien Patriat, directeur du GHT, « la question n’est pas d’atteindre 5,9 ou 6,1 % mais l’inclusion de tous les travailleurs présents ou arrivant en situation de handicap dans nos établissements ». Il s’agit ainsi que tous les personnels puissent trouver leur place dans toutes les catégories d’emploi et que les 4 500 personnes employées dans les hôpitaux et établissements concernés puissent poursuivre leur travail si elle subissent un handicap. L’objectif vise aussi à libérer les préjugés, la plupart des cadres n’osant faire part de leur handicap par peur de discrimination. « 15 % des personnes sont en situation de handicap et 80 % des handicaps sont invisibles », souligne Franck Dhorge, secrétaire général de la préfecture de l’Aube.

Le maintien dans l’emploi en priorité

Avec une enveloppe de près de 800 000 euros pour la période 2026-2029, cofinancée à 75 % par le FIPHFP, les projets favorisant l’inclusion et le maintien dans l’emploi vont donc se poursuivre. Et la difficulté de recrutement des personnels de santé, le maintien des compétences sur le territoire s’impose comme une priorité. Toutes les solutions donc sont envisageables, comme cette assistance physique pour ce médecin qui lui maintient les bras et soulage les tensions au niveau des cervicales et des épaules lors d’activités longues. Ce peut aussi être ce chariot informatique adaptable en hauteur pour faciliter le transport des dossiers et une utilisation optimale, l’installation de bureaux réglables assis / debout, des logiciels de lecture pour les déficients visuels, l’accompagnement pour l’obtention de prothèses auditives…

Le dispositif permet d’abord d’accompagner en priorité les personnes dans le maintien de leur emploi. « Après s’il y a une inaptitude, nous devons trouver des solutions de réemploi, donc par l’accompagnement avec des partenaires, par la mise en place de formation de bilans de compétences et pour leur trouver des postes de reclassement et qu’ils puissent poursuivre leur vie professionnelle », poursuit Claire Alexandre, correspondante Handicap. « Il y a quand même de plus en plus de gens qui ont des soucis de santé, notamment avec des carrières qui s’allongent avec du coup des besoins d’accompagnement ou d’aménagement de leur poste de travail. Nous avons des postes de travail assez compliqués parce que quand on est aide-soignante, pour faire des soins aux patients, ce sont des charges physiques etc., il faut quand même avoir la force des bras ». À l’hôpital, 80 % des effectifs est du personnel soignant, 10 % de logistique et 10 % d’administratif.