Entreprises

Le Grand Reims fait valoir ses atouts auprès des ambassadeurs étrangers

Coopération. Bioéconomie, agro-industrie, champagne et innovation : une quinzaine de représentants diplomatiques ont parcouru le territoire rémois dans le cadre du programme AMB-Eco avec comme objectif de faire connaître les forces industrielles de la région et susciter de nouveaux partenariats économiques à l’international.

Lecture 5 min
Délégation de la quinzaine d'ambassadeurs
La délégation de la quinzaine d’ambassadeurs venus découvrir le tissu économique rémois, afin d’imaginer de nouvelles collaborations, devant les vitraux symboliques de la sous-préfecture de Reims représentant la réconciliation franco-allemande à Reims le 8 juillet 1962. (Crédits : ND)

Dans le cadre du programme AMB-Eco (ou Ambassadeur-économie), initiative du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui s’adresse aux ambassadeurs étrangers en poste en France, une quinzaine d’entre eux étaient invités à passer la journée à Reims, afin de visiter des structures économiques clés du territoire : le pôle de bioéconomie Pomacle Bazancourt avec les entreprises Givaudanet Cristal Union, mais aussi lechampagne Thiénot et sa nouvelle offre destinée à l’oenotourisme avec son établissement le « 3 ».

Cette séquence s’inscrivait dans le cadre d’une journée de découverte du territoire rémois et régional, à la suite d’une première étape au Salon international de l’alimentation (SIAL), à Paris, le 17 octobre. « À travers des rencontres avec les acteurs économiques et des visites de sites de production, de recherche et d’innovation, cette initiative entend valoriser les savoir-faire locaux, tout en favorisant les échanges internationaux et l’émergence de nouvelles coopérations », indique Fabrice Rosset, vice-président du Développement économique et de l’attractivité au Grand Reims.

Ces visites traduisent une ambition commune : promouvoir une économie circulaire fondée sur la valorisation des ressources et le développement d’activités industrielles reposant sur les compétences, la recherche et la formation. « À travers les secteurs de l’agro-industrie, de la bioéconomie, des biotechnologies et de la valorisation des ressources agricoles, nous développons des activités au croisement de plusieurs défis majeurs : mieux produire, développer l’innovation et accélérer la transition écologique », soutient pour sa part Béatrice Moreau, vice-présidente déléguée à l’Agriculture, la viticulture et la forêt de la Région Grand Est, organisme partenaire de ces rencontres.

2 500 entreprises étrangères en Grand Est

Les pays représentés par les ambassadeurs n’ont pas été choisis au hasard. « Situé au coeur de l’Europe, le territoire du Grand Est bénéficie d’une position géographique privilégiée, à proximité de quatre pays frontaliers. Cette situation représente un atout pour développer les échanges commerciaux européens et internationaux », indique Hugues de Franclieu, sous-directeur de l’analyse géoéconomique, de l’influence et du réseau au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

« L’un de nos objectifs est d’accompagner les entreprises à chaque étape de leur développement, afin de sécuriser leurs investissements et de faciliter leur processus de décision lorsqu’elles envisagent de s’implanter dans la région », souligne de son côté Philippe Tandeau De Marsac, directeur business unit pour Grand Est Développement, à l’attention des ambassadeurs présents.

La région se distingue en effet par une forte présence d’entreprises étrangères puisque près de 2 500 d’entre elles y sont implantées. Plusieurs exemples illustrent cette dynamique. « Le groupe espagnol CAF, leader mondial de la construction ferroviaire, s’est implanté dans la région à travers son site de Reichshoffen. Le groupe belge MAASH, spécialisé dans les technologies alimentaires, a également choisi de s’installer en 2024 dans le Grand Est, en reprenant le site de Metex Noovista à Saint-Avold (Moselle). Quant au groupe norvégien Norske Skog, il a investi plus de 300 millions d’euros sur son site de Golbey, dans les Vosges, pour produire du papier d’emballage recyclé. Enfin, la start-up sud-africaine Ciba, spécialisée dans le conseil en stratégie commerciale, l’intelligence artificielle (IA) et l’automatisation des process, s’est, elle, implantée à Reims. »

Une diversité industrielle qui mérite d’être connue au-delà des 750 km de frontières du Grand Est afin de construire de nouvelles coopérations internationales.