Le géant japonais Amada annonce des suppressions de postes
Industrie. Le géant japonais a annoncé qu’un plan de restructuration prévoyant le départ de 62 salariés (dont 7 à Charleville-Mézières dans les Ardennes sur un effectif total de 120 personnes) était actuellement à l’étude.
Amadaa annoncé qu’un plan social pourrait concerner soixante-deux collaborateurs dont sept sur le site de Charleville-Mézières dans les Ardennes. Considéré comme un des principaux leaders mondiaux dans la fabrication de machines-outils destinées au travail de la tôle (machines de découpe laser et de poinçonnage et pliage des métaux en feuilles de haute précision), Amada qui est une force de plus de 8 000 collaborateurs répartis dans 90 sociétés, filiales commerciales et sites de production dans le monde connait depuis plusieurs mois une érosion de ses activités entraînant une baisse de commandes.
Et c’est dans ce contexte économique et conjoncturel dégradé, accentué par une vive concurrence chinoise que le groupe de métallurgie japonais a été contraint de s’adapter et d’envisager de douloureuses mesures. Encore en cours de négociations, ce plan est appelé à être officiellement présenté durant le mois de septembre afin d’être finalisé et adopté par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS) d’ici la fin d’année 2026.
En attente d’une troisième extension
Même si elle concerne peu d’emplois, la nouvelle a surpris le milieu économique ardennais car, dans ce département, le nom d’Amada a plus souvent été synonyme de bonnes nouvelles. Ces dernières années, le constructeur japonais a, en effet, procédé à deux extensions en 1998 et 2017. Cette année-là, il avait même investi 40 millions d’euros sur son site de production carolomacérien, appelé à jouer un rôle clé dans le développement de technologies avancées, devenir le nouveau centre européen de stockage de machines et la plateforme logistique du Groupe.
Sur le territoire, les élus souhaitent que le géant japonais se remette vite de cette période de turbulences d’autant qu’il réfléchissait à un nouveau développement de son outil de travail ardennais pour conquérir de nouvelles parts de marché dans les pays de l’Est et augmenter sa gamme de produits.
C’est à cette fin qu’Ardenne Métropole s’est engagé à acquérir puis céder 4,5 hectares de parcelles de terrains supplémentaires d’un seul tenant pour lui donner l’espace nécessaire à une future expansion passant par un troisième agrandissement.
Une convention a d’ores-et-déjà été signée en ce sens par Boris Ravignon, le directeur d’Amada Europe, Jean-François Vannier, et la société d’économie mixte d’aménagement ardennaise, Proteame.
À l’époque, Jean-François Vannier, ancien directeur de l’usine ardennaise espérait encore convaincre ses dirigeants. « Disposer de ces terrains est un atout supplémentaire dans les négociations que nous allons entamer au Japon pour que Charleville-Mézières dispose là d’un fort potentiel ». Reste à espérer que ce projet redevienne d’actualité une fois que la mauvaise conjoncture actuelle soit oubliée…