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Le Campus Sup Ardenne investit dans la santé

Équipement. On en sait plus sur le projet de regroupement de 600 élèves de l’IFSI et de l’IFAS dans un bâtiment neuf du Campus Sup Ardenne à la rentrée 2029. L’investissement s’élèvera à 9,25 M€.

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Projet campus Sup Ardenne
Une vue du futur bâtiment qui regroupera les deux écoles. (Crédits : ZOOM ARCHITECTURE)

C’est en juillet 2029 que le bâtiment destiné à accueillir élèves infirmiers et aides soignants au sein du Campus Sup Ardenne doit être livré. Mais c’est à la fin du mois de février 2026 que le groupement d’entreprises chargé de cette réalisation a été officiellement choisi. Ardenne Métropole vient en effet de faire savoir que le groupement en question sera encadré par Zoom Architecture, cabinet basé à Charleville Mézières et dirigé par Jean-Marc Charlet.

Pour mémoire, c’est cette même agence qui avait mené à bien la création du campus universitaire carolomacérien, inauguré en 2019. Ce choix illustre donc une nouvelle fois la volonté d’Ardenne Métropole et de ses partenaires, en l’occurrence le Syndicat mixte du Campus Sup Ardenne, de confier leurs commandes à des entreprises locales. Par ailleurs, 72 % des dépenses communautaires de travaux, biens ou fournitures bénéficieront à des structures locales, soutenant ainsi l’activité et l’emploi dans le département des Ardennes.

Côté calendrier, le marché a été notifié le 26 février dernier et une première réunion de cadrage s’est déjà tenue sur place. Le permis de construire sera déposé dans quelques mois pour un début de travaux dans la foulée, la livraison du futur bâtiment étant programmée avant la rentrée universitaire de septembre 2029.

Jusqu’à 600 étudiants

Actuellement, l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) et l’IFAS (Institut de formation d’aides soignants), tous deux implantés dans l’enceinte du centre hospitalier Bélair, regroupent respectivement 322 et 112 élèves, soit 434 au total. Le bâtiment qui sortira de terre sera pour sa part dimensionné pour pouvoir accueillir jusqu’à 600 étudiants, l’ambition étant de répondre ainsi aux besoins exprimés par les structures de santé locales. Le bâtiment couvrira une surface approchant 1 000 m² et s’élèvera sur trois niveaux. « Nous allons par exemple utiliser des briques en terre crue compressée ou même des éléments de réemploi pour les façades, mais surtout beaucoup de bois, que ce soit pour la structure elle même, les cloisonnements ou l’aménagement intérieur », présente Jean-Marc Charlet, l’architecte concepteur du projet. Autant d’attentions qui répondent au pacte conclu en septembre dernier entre Ardenne Métropole et Fibois Grand Est, destiné à « intégrer une part significative de matériaux bois et biosourcés » dans les projets communautaires de construction ou de rénovation.

Un bâtiment bas carbone

Ce bâtiment bas carbone bénéficiera du réseau de chaleur urbain, fonctionnant à base d’une énergie 100 % locale et 100 % verte. « Chaque salle sera dotée de panneaux rayonnants, tandis que le grand hall bénéficiera d’un chauffage au sol », poursuit l’architecte carolomacérien. « On va aussi utiliser l’inertie calorifique de la terre crue. » Ajoutez une ventilation naturelle alimentée par des entrées d’air latérales, ou encore des puits de lumière prévus eux aussi pour aider, si besoin, à ventiler, et vous obtiendrez alors un bâtiment bioclimatique qui s’intégrera à la perfection au sein du campus universitaire.

Le coût du projet s’élève à 9,25 M€. La Région Grand Est apportera 74 % de cette somme. Dans le domaine de la santé, Charleville Mézières a adopté une politique volontariste pour encourager les personnels de ce secteur à exercer sur le territoire, avec la création de postes de médecins salariés pour lutter contre le désert médical, l’ouverture d’une Maison des spécialistes avec quatre ophtalmologues, ainsi que la création future d’une Maison des internes en médecine, qui devront, en échange, exercer au sein de la collectivité.