Le Barreau de REIMS en grève pour lutter contre le projet de réforme actuellement en discussion au Parlement.
Avocat. Le Barreau de Reims, aux côtés des autres Barreaux de France, s’oppose au projet de loi relatif à la « Justice Criminelle et au respect des victimes », porté par le Garde des Sceaux et actuellement en discussion au Parlement.
Le Barreau de Reims, aux côtés des autres Barreaux de France, s’oppose au projet de loi relatif à la « Justice Criminelle et au respect des victimes », porté par le Garde des Sceaux et actuellement en discussion au Parlement.
Ce projet de réforme pénale conçu pour endiguer la saturation des juridictions criminelles dénoncée par les avocats depuis des années en proposant un procès « rapide » via une procédure de « plaider coupable » qui existe déjà pour les délits, avec plafonnement de la peine pour inciter à la reconnaissance des faits devant un juge unique, hors présence de tout jury populaire... porte, selon les Avocats « une atteinte considérable aux droits de la défense et fragilise par là même les droits des victimes qui auront encore moins de temps et de possibilité d’être entendues et/ou obtenir réparation ! »
« Il est incompréhensible voire éminemment inquiétant qu’aujourd’hui les lois – notamment sur la Justice - se fassent sans les avocats », soulignent les avocats du Barreau de Reims, qui, réunis en Assemblée Générale Extraordinaire le 30 mars dernier, ont voté leur adhésion au mouvement de grève national contre ce projet de réforme. Ils demandent au gouvernement son retrait pur et simple ainsi que l’ouverture d’une concertation « pour construire une justice criminelle efficace dans le respect des principes définissant ce qu’est un État de droit ». « Le manque de moyens matériels et humains dénoncés depuis des années aboutissant à cette situation d’engorgement intolérable pour nos citoyens ne se réglera pas en bafouant leurs droits fondamentaux ».
Une prochaine Assemblée Générale Extraordinaire se tiendra le 3 avril 2026 pour voter sur les modalités de la grève, de nombreux Barreaux ayant déjà opté pour une suspension sine die des désignations et permanences, d’autres pour une grève générale et totale de toutes activités judiciaires.