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Laon-Couvron, Neoen prépare la deuxième plus grande centrale solaire de France

Énergie. Sur l’ancienne base aérienne, le producteur d’énergies renouvelables projette 280 MWc de panneaux et une unité de stockage par batteries. L’enquête publique s’est close le 14 octobre, la décision revient désormais au préfet.

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Crédit : Photo : Philipp / Unsplash

Inutilisée depuis 2012, l’ancienne base militaire de Laon-Couvron pourrait accueillir l’un des plus gros parcs photovoltaïques du pays. Neoen y développe depuis 2022 une centrale de 280 MWc, associée à des batteries de 30 MW pour 120 MWh de capacité et à une sous-station électrique.

Le tout s’étendra sur 194 hectares clôturés, répartis entre Couvron-et-Aumencourt, Crépy et Vivaise. Une ligne souterraine d’environ 20 kilomètres reliera le site au poste RTE de Beautor, en traversant neuf communes dont Tergnier et La Fère. Selon Neoen, la production équivaudra à la consommation de 120 000 habitants. Le groupe exploite déjà la plus puissante centrale solaire française, à Cestas en Gironde, avec 300 MW.

Le projet a été redessiné depuis sa première version de 2024. Pour protéger des prairies calcicoles et l’Œdicnème criard, un oiseau protégé qui niche sur les anciennes dalles bétonnées, Neoen a renoncé à un corridor d’environ 120 hectares à l’est du site. Sur les 500 hectares de l’ancienne base, la centrale cohabitera avec le projet d’autodrome de MotorSport Vision, propriétaire des lieux.

1,3 million d’euros de recettes fiscales par an

Pour les collectivités, l’enjeu se chiffre. Neoen annonce environ 1,3 million d’euros de recettes fiscales annuelles pendant les quelque 30 ans d’exploitation, calculées sur la puissance installée et non sur la production. Cette somme sera partagée entre les trois communes accueillant des panneaux, les intercommunalités, le département et la région.

Les communautés de communes du Pays de la Serre et du Pays de Laon percevront en outre un loyer pour les parcelles publiques, et Neoen promet un fonds pour financer des projets locaux dans les quatre communes concernées.

L’enquête publique, ouverte le 14 septembre, portait sur les permis de construire et sur une dérogation au titre des espèces protégées. Après l’avis du commissaire enquêteur, le préfet tranchera. Il faudra ensuite dépolluer le site de ses munitions avant d’engager les travaux, pour une mise en service visée en 2030.