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La CCI actionnaire de la SODIV pour créer de l’emploi

Finances. La CCI de Troyes et de l’Aube entre au capital de la SODIV qui vient en soutien des entreprises industrielles pour porter leur projet de développement avec création d’emploi.

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Photo de Sylvain Convers, Christine Meyer-Forrler, Jean-Paul Hasseler et Patrick Carloza
Sylvain Convers (CCI de l’Aube), Christine Meyer-Forrler (SODIV), Jean-Paul Hasseler (CCI Grand Est) et Patrick Carloza (SODIV). (Crédits : MBP)

La Chambre de commerce et d’industrie de l’Aube entre au capital de la SODIVpour favoriser l’investissement des entreprises au bénéfice de l’emploi dans le département. L’organisme leur facilite l’accès aux prêts participatifs sous une condition. « L’emploi est le seul indicateur que nous mesurons tous les six mois », explique Christine Meyer-Forrler, présidente de la SODIV. Depuis un an, la SODIV, outil de financement des entreprises, ouvre son capital pour renforcer ses moyens et servir le territoire. « Le tissu économique s’y prête bien dans l’Aube et les Chambres de commerce nous font désormais confiance ».

Pour Jean-Paul Hasseler, président de la CCI Grand Est, « nous avons été séduits par l’offre et avons souhaité une prise de participation des CCI à 1 million d’euros dont 500 000 € pris par la CCI Grand Est. C’est un outil de développement économique mis à la disposition de nos collaborateurs. En tant que conseiller régional, j’ajoute que la Région Grand Est voit d’un très bon oeil l’avenir du couple CCI SODIV. » La CCI de Troyes et de l’Aube s’est inscrite dans cette ouverture du capital de la SODIV en injectant 50 000 €. Elle y rejoint la CCI Grand Est, les CCI d’Alsace, de Moselle, des Vosges, de la Haute-Marne et de la Meurthe-et-Moselle, la Caisse des dépôts et consignation, la Banque des territoires, la plupart des banques régionales. La SODIV dont les actionnaires sont principalement des institutionnels, avec la Région qui en restera majoritaire puisqu’elle abonde sa participation à chaque prise de participation.

Une saine gestion pour le développement économique

Ancienne société de diversification historiquement du bassin potassique d’Alsace, la SOVID a aujourd’hui pour ambition de soutenir les entreprises régionales qui créent et sauvegardent de l’emploi. « Les financements peuvent prendre plusieurs formes, dont des prêts participatifs à la création d’emploi pour renforcer le fonds de roulement de l’entreprise et recruter, c’est notre vocation », ajoute la présidente.

La SODIV intervient également en haut de bilan avec les « Orace », des obligations remboursables en action croissance et emploi, qui ne nécessitent pas d’ouverture de capital et qui permettent aux entreprises d’investir. La SODIV se positionne aussi comme opérateur de revitalisation lorsqu’un grand groupe supprime de l’emploi lors de plans de sociaux ou de fermeture d’usine. L’entreprise compense la destruction de l’emploi par une dotation reversée au territoire. Ce fonds peut être géré par la SODIV qui en abonde le montant en faisant levier dans une proportion de quatre pour un, soit une compensation multipliée par cinq.

« Nous avons beaucoup de PME/PMI, c’est le tissu économique aubois », souligne Sylvain Convers, président de la CCI de Troyes et de l’Aube. D’ailleurs, quelques projets ont déjà pu être accompagnés dans le département, comme les fabricants de chaussettes Favin ou MGG Industries de Pont-sur-Seine. « Il y a matière à ce que la SODIV serve et renforce les finances des entreprises du territoire. Et, pour la Chambre de commerce, c’est un outil de financement neutre », complète Patrick Cazorla, responsable de l’organisme auprès de qui les chefs d’entreprise aubois qui souhaiteraient bénéficier de financement doivent s’adresser. Le ticket moyen des prêts s’élève à 150 000 € avec une assiette de 50 à 250 000 €. « Nous ne nous substituons pas aux prêts bancaires, nous intervenons en complément. Un certain nombre de PME PMI sont bridées dans la réalisation de projets de développement parce que leurs fonds propres sont jugés insuffisants pour porter de la dette nouvelle », ajoute Christine Meyer-Forrler. « La SODIV vit depuis 40 ans et son capital est intact, c’est un outil de saine gestion ». Si la SODIV s’adresse à toutes les entreprises, notamment industrielles, elles ont un profil type de 2,5 millions de chiffres d’affaires avec environ 25 salariés. Aujourd’hui la SODIV a un objectif de capital à 15 millions d’euros, 60 % étant déjà réalisé avec une clôture avant la fin de l’année et une seule ambition, porter l’emploi sur le territoire.

Contact SODIV Lorraine et Champagne-Ardenne : Patrick Cazorla/ pcazorla@sodiv.fr / Tél. 06 60 72 80 23