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La BPALC fidèle à son ADN de banque coopérative

Finance. La BPALC a présenté ses résultats pour l’année 2025. Un bilan jugé positif par le Directeur général Dominique Garnier et le président du Conseil d’administration, Thierry Cahn.

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Photo de Thierry Cahn
« La banque a également structuré un dialogue avec les dirigeants, intégrant pleinement les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, afin de les accompagner dans leurs projets de développement et de transition », souligne Thierry Cahn, président du Conseil d’administration. (Crédits : DR)

Rester une banque coopérative, fidèle à ses valeurs. C’est ce sur quoi souhaite insister en premier lieu Thierry Cahn, Président du Conseil d’administration de la BPALC (Banque populaire Alsace Lorraine Champagne). « Les résultats sont ce qu’ils sont, et ils sont bons. Tout au long de l’année, les équipes et le conseil d’administration se préoccupent des sociétaires, des clients. Nous sommes une banque coopérative, et ce statut nous crée des obligations. » Parmi elles, celle de rester en physique, sur le territoire, par le biais d’agences, avec du personnel, contrairement à l’explosion des banques en ligne. En creux, il faut comprendre qu’avoir des locaux et du personnel coûte de l’argent mais que c’est bien ce choix-là, assumé, que compte encore poursuivre la BPALC. « Rester dans le territoire, ne pas fermer toutes les agences, respecter nos collaborateurs à tous les points de vue, distribuer une partie de nos résultats localement au territoire pour des œuvres, pour des opérations non commerciales, mais aussi pour l’investissement dans nos trois belles régions... Malgré le digital, vous aurez toujours quelqu’un qui vous répondra, qui sera là personnellement, physiquement présent ou au téléphone », insiste Thierry Cahn. Une direction appuyée par le directeur général, Dominique Garnier, dont c’était la dernière assemblée générale avant le passage de témoin à Élisabeth Moreau, nommée Directrice générale dans la foulée : « En 2025, plus de 327 000 sociétaires participent à la gouvernance de la Banque, dont le capital social s’élève à 1 293 millions d’euros. Cette solidité se traduit par un ratio de solvabilité de 26,9 %, très supérieur aux exigences réglementaires, garantissant à la Banque des marges de manœuvre durables pour accompagner l’économie régionale et les projets de ses clients. »

Les résultats ont quant à eux été clôturés il y a cinq mois, un bilan à remettre ainsi dans un contexte économique particulier. « Nous sortions d’une situation où l’inflation commençait à descendre, mais aussi d’un moment où il y avait une forte part d’incertitude dans le monde. À l’époque, il y avait "seulement" la guerre en Ukraine, et depuis lors, tous les événements que l’on connaît sont venus conditionner l’actualité et nourrir les inquiétudes », avance le Président du Conseil d’Administration qui se veut néanmoins rassurant. « Nous disposons de fonds propres prudentiels qui représentent 2,5 milliards d’euros. Et surtout, nous avons un ratio très important pour les banquiers : le ratio de solvabilité. C’est ce qui rassure les marchés, les agences de notation, mais surtout nos sociétaires et nos clients sur la solidité de la banque. »

Une solidité qui s’exprime aussi au sein même de la politique de recrutement de la BPALC, « avec un effectif stable autour de 2 500 salariés et le recrutement de 200 personnes essentiellement en CDI ».

Moins de confiance, moins d’investissement

Une banque qui accompagne son territoire c’est aussi une banque qui collecte de l’épargne. « Notre encours d’épargne monétaire s’est élevé à un peu moins de 22 milliards d’euros en fin d’année. Le contexte de baisse des taux, notamment du Livret A, a conduit un certain nombre d’épargnants à réfléchir différemment et à se tourner davantage vers l’épargne financière et l’assurance-vie. L’encours d’épargne financière a ainsi dépassé les 9 milliards d’euros, en forte progression. »

Concernant les crédits, la banque coopérative constate « un aplatissement de l’économie ». « Moins de confiance signifie moins d’investissement. Cela est vrai pour les entreprises comme pour les particuliers », note Thierry Cahn. « Nos encours de crédits à la consommation sont stables, ceux de l’habitat légèrement en repli, et les crédits d’équipement également, notamment parce que les prêts garantis par l’État arrivent à leur terme. Je rappelle que nous avions prêté 1,3 milliard d’euros de PGE pendant la crise sanitaire. »

La Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne a par ailleurs poursuivi son développement dans l’assurance. « Nous sommes une banque-assurance et nous voulons mieux protéger nos clients face aux risques. Aujourd’hui, plus d’un tiers de nos clients sont assurés chez nous. Notre ambition reste qu’un client particulier sur deux soit assuré au sein de notre groupe. »