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130e année

L’entreprise auboise Si Sain voit plus grand

Alimentaire. Spécialiste en pâtisseries diététiques, elle se développe dans de nouveaux locaux à La Chapelle-Saint-Luc avec 12 collaborateurs prévus fin 2022.

Joris Queudelin dans le nouvel atelier de Si sain
Joris Queudelin dans son nouvel atelier, où de nouveaux équipements vont prendre place.

Après quatre ans d’existence, Si Sain a passé un nouveau cap. Spécialisée en pâtisseries diététiques et artisanales lors de sa création en 2018, elle ambitionne désormais de produire pour plus d’un million d’euros de produits par an. « Même si je ne voulais pas entendre parler d’industrialisation, la crise de la Covid m’a décidé à revoir ma façon de produire. C’était ça ou tout arrêter », explique Joris Queudelin, le dirigeant de Si Sain.

Et si le jeune Aubois préfère se voir comme un « gros faiseur » plutôt que comme un industriel, il n’en reste pas moins que son entreprise a bel et bien pris un virage important. Installée à ses débuts dans un local prêté par son cousin Alexandre, elle avait ensuite déménagé pour une surface de 200 m². « C’est notre troisième déménagement. Depuis novembre 2021, nous disposons ici à La Chapelle-Saint-Luc de 500 m² », fait-il valoir. La nécessité de faire évoluer Si Sain est une des conséquences des difficultés rencontrées pendant le confinement, le chef d’entreprise ayant notamment subi de nombreuses pertes de matières premières et produits qu’il a dû reprendre aux commerçants et autres salles de sports fermées pour en faire des dons durant la pandémie.

DES ASSOCIES, PAS DES INVESTISSEURS

Joris Queudelin a commencé par s’entourer d’une équipe : « Je voulais des associés, pas des investisseurs. Car j’étais à la recherche de compétences. J’ai réuni un grand chef d’entreprise troyen pour son expérience et ses conseils, un pharmacien pour l’aspect technique du produit, et un expert-comptable mémorialiste. Grâce à cette équipe, diversifiée en âges, expériences et vécus personnels et professionnels, on a tout pour réussir », glisse le jeune fondateur de Si Sain. Cette association a permis de réunir les fonds nécessaires à l’industrialisation, soit plus de 500 000 euros hors taxes pour l’achat de machines et des travaux d’installation.

Suite à la pénurie de composants, il lui manque encore un ensemble de machines, dont la livraison est promise depuis novembre dernier. Ce qui permettra de produire jusqu’à 2 500 barres protéinées par jour – contre 600 aujourd’hui. Ces machines permettront également de réduire la pénibilité au travail des collaborateurs avec des postes adaptés pour chacun. La SAS emploie désormais neuf personnes, un effectif qui devrait passer à douze collaborateurs d’ici la fin de l’année 2022.

« En quatre ans, le goût des produits Si Sain n’a pas changé. Toujours autant d’amour dans nos pâtisseries saines ». Joris a toujours pour objectif de « fabriquer des barres protéinées et autres snacks gourmands qui soient à la fois diététiques, savoureux et pratiques ». Cerise sur le gâteau, le processus de fabrication actuel permet une plus longue conservation qui est de quatre mois, au lieu de huit semaines auparavant. Dans l’atelier, « ce sont les machines qui s’adaptent au produit et non l’inverse ». L’identité graphique et le packaging ont aussi été revus et les produits sont vendus par douze unités, dans des boîtes de présentation résistantes, en BtoB, comme en BtoC. En vente sur leur site internet (10 % du chiffre d’affaires), ils le sont en outre dans 49 points de vente (GMS à Troyes et boutiques). « On a créé une communauté sur Troyes, afin de créer un climat de confiance. On signe actuellement entre huit et dix points de vente supplémentaires par mois ».

Nadine Champenois